le direct Musique sacrée

Prem’s de noël : Le tout premier calendrier de l’Avent

Il en existe pour les petits et aussi pour les grands. Chaque année, il se vend plusieurs millions de calendriers de l’Avent en France, de toutes sortes. Derrière ce business florissant, se cache avant tout une histoire spirituelle.

On connaît tous ce bruit. Celui de la petite fenêtre de carton que l’on transperce chaque matin de décembre avant le très attendu 24e jour. Il laisse un avant-goût de Noël quand la patience fait défaut. Chocolat, capsules de café, produits cosmétiques, et même biscuits fourrés au cannabis ! Les créateurs de calendriers de l’Avent ne manquent pas d’idées. 

L’idée du calendrier nous vient d’Allemagne

La première création nous vient d’Allemagne au XIXe siècle. A la base il s’agit bel et bien d’une tradition chrétienne. Dans la liturgie, l’Avent correspond à la période de l’attente. A partir du quatrième dimanche avant Noël, les chrétiens se préparent à « l’avènement » (qui a ensuite donné le mot « Avent ») du Messie promis aux hommes depuis le péché originel, dans la nuit de Noël. Pour faire patienter les plus petits, les familles protestantes ont pris l’habitude de leur distribuer chaque matin pendant 24 jours des images pieuses. Le calendrier de l’Avent a dès lors une vocation pédagogique dans l’apprentissage de l’attente.  L’idée est reprise et matérialisée en véritable calendrier par un éditeur allemand du nom de Gerhard Lang. En 1908 les premiers calendriers garnis de dessins sont commercialisés. 

La technologie des fenêtres en carton ne fera son apparition qu’en 1920. Puis, il faudra attendre les années 1950 pour les plus gourmands avec l’arrivée de la version « chocolat ». 

Un marché en pleine expansion

Aujourd’hui, les calendriers de l’Avent sont devenus une petite institution sur le marché français, et pas seulement dans le domaine du chocolat. Si l’on se penche sur le marché du calendrier de l’Avent spécial jouets, ce dernier s’élève à 20 millions d’euros investis en 2018 sur près de 1,1 millions de calendriers vendus comme nous le rapporte Frédérique Tutt, Expert mondial du marché du Jouet pour The NPD Group. « Les parents sont prêts à débourser une petite somme (18€) en moyenne pour faire patienter les enfants à l’approche de Noël.  Il y a à la fois une notion d’achat plaisir, d’éducation et de tradition qui rappelle aux parents leur propre enfance », nous explique-t-elle.