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Sainte Thérèse de Lisieux: la sainteté dans les petits actes du quotidien

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1873-1897) : des petits pas sur le chemin de la perfection

Ste ThérèseElle rayonne étonnamment à travers la diffusion d’Histoire d’une âme, son autobiographie. Thérèse Martin est née à Alençon le 2 janvier 1873. Elle est la dernière des cinq filles de Louis et Zélie Martin. Après la mort de sa mère qui fut un drame pour Thérèse, âgée de quatre ans seulement, la famille Martin s’installa à Lisieux. L’entrée au Carmel de sa sœur Pauline, que Thérèse considérait comme sa deuxième mère, fragilisa sa santé au point que seul un miracle pouvait la sauver. Le jour de la Pentecôte 1883, elle fut guérie par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Après sa première communion, Thérèse traverse une période de grands scrupules dont elle ne sera délivrée qu’à la prière de ses frères et sœurs du Ciel et par sa conversion à Noël 1886, quand elle entre dans l’âge adulte de la foi. Trop jeune, elle ne peut entrer en religion, il faudra l’accord de Léon XIII en 1887 pour qu’elle puisse rejoindre Pauline et Marie au Carmel, et prend l’habit trois ans plus tard sous le nom de soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse d’Avila, avec ferveur et fidélité. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie, elle avance vers la sainteté. Elle apprend à trouver son propre chemin en découvrant que le Seigneur l’appelle sur la voie de la confiance et de l’amour, ce qui n’a rien d’évident pour l’époque : elle propose de rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien même les plus insignifiants, à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu. Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite.

Dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saint 1896, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort : la tuberculose. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort : cela la met dans une solidarité particulière avec ceux qui n’ont pas la foi. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience jusqu’à sa mort, à seulement 24 ans, le 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », avait-elle écrite.Thérèse fut béatifiée en 1923 puis canonisée deux ans plus par Pie XI. Elle est proclamée « Patronne universelle des missions » en 1927 et devient Docteur de l’Eglise en 1997.