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Sainte Jeanne d’Arc : « messire Dieu, premier servi »

Nous fêtons aujourd’hui sainte Jeanne d’Arc, elle est l’une des trois saintes patronnes de la France.

Jean Debruynne, Jeannette de Domrémy« Ne te chaille pas de ton martyre. Prends tout en gré, Dieu t’aidera; tu t’en iras par grande victoire au Paradis », lui disait saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite lors de son procès. Jeanne d’Arc reste une figure déterminante de notre pays et de notre Histoire. Une histoire qui commence, dans les Vosges, à Domrémy-la-Pucelle. Fille de paysans, elle décide à 15 ans de suivre les voix. Jeanne doit délivrer la France et faire sacrer le roi à Reims. Après plusieurs refus,  le Sieur de Baudricourt, à Vaucouleurs, lui prête un cheval et une armure. La légende dit, qu’ensuite la Pucelle partit, à Sainte Catherine de Fierbois, en Touraine, pour y retirer une épée avant de passer prier à l’Île Bouchard, dernier étape avant son arrivée à Chinon.

 » Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vrai héritier du trône de France.« , Jeanne identifie Charles VII, le 25 février 1429, et lui promet en plus du sacre, de « bouter les Anglais hors de France. » Déclarée saine d’esprit, le roi lui donne son armée et en 1428, Jeanne d’Arc marche sur Orléans. En 10 mois, elle délivre les Orléanais et enchaîne les victoires militaires lors des batailles notamment de Meung-sur-Loire ou encore à Beaugency.

Après tant de succès sur à la guerree, vient le temps des épreuves. Jeanne d’Arc tombera dans une embuscade à Compiègne et finira aux mains des Anglais le 21 novembre 1430. Durant son procès, elle tient tête à ses juges et à l’abominable évêque de Beauvais, Pierre Cauchon. Tenant tête à tous, portée par sa Foi et les voix qui la soutiennent. Ce procès a été exceptionnel, car Jeanne qui ne savait ni lire ni écrire, « ignorante en tout sauf en art de la guerre », va tenir tête à ses juges pendant quatre mois. Une joute verbale en forme de stratégie militaire. Comme à la guerre elle a compris que la meilleure défense était l’attaque, elle ne va pas se défendre mais bien contre-attaquer.

Comme l’a dit le pape François, « elle a été brulée vive parce qu’elle était « accusée d’hérésie » en poursuivant «  ce sont ceux-là même qui l’accusaient, ceux qui connaissaient la doctrine sûre : ces Pharisiens, qui étaient éloignés de l’amour de Dieu ». C’était à Rouen, il y a 586 ans.

Le 15 février 1450, lorsque Charles VII entre dans la ville de Rouen tout juste libérée, il publia une ordonnance affirmant que « les ennemis de Jeanne l’ayant fait mourir contre raison et très cruellement« , toute la vérité devrait être faite. Avec l’assentiment du pape Calixte III, une enquête fut diligentée et, le 7 juillet 1456, le jugement déclara le premier procès et ses conclusions « nulles, non avenues, sans valeur ni effet ». Réhabilitant ainsi la Pucelle et sa famille. Béatifiée en 1909, elle est canonisée en 1920 et fêtée aujourd’hui.

 

 

 

 

 

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