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Qu’est-ce que le Carême ?

Alors que le monde entier s’apprête à fêter la Saint Valentin le 14 février, les chrétiens vont entrer dans le temps du Carême. Retour sur la signification de ces 40 jours qui précèdent Pâques.

Entree-en-careme-2012_article_popinPériode de privation et de jeûne avant de célébrer Pâques, le Carême constitue un événement central pour les chrétiens. Du latin « quadragesima » ou quarantième, il désigne la période de 40 jours pendant laquelle l’Église « s’unit chaque année au mystère de Jésus au désert » (Catéchisme de l’Église Catholique n°540).

Contrairement à d’autres fêtes religieuses, comme l’Assomption le 15 août ou la Nativité le 25 décembre, la date de l’entrée en Carême varie chaque année. Elle est fixée en fonction de celle de Pâques, le premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps.

Les précisions du père Christian Maheas, vicaire à la paroisse Notre-Dame-des-Champs à Paris.

Origines bibliques

D’après le calendrier liturgique de l’Église catholique, le Carême débute le mercredi des cendres pour une durée totale de 46 jours : 40 jours ordinaires et 6 dimanches. Les derniers jours, ceux de la Semaine Sainte, commémorent la Passion du Christ jusqu’à sa mort le Vendredi Saint. Le temps du Carême s’achève le Samedi Saint, à midi, pour laisser place aux célébrations pascales.

Comme c’est souvent le cas dans la liturgie, ce temps de renoncement fixé par l’Église trouve écho dans la Bible, à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Il rappelle les quarante années passées dans le désert par Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise.

C’est aussi une référence aux quarante jours de désert du Christ entre son baptême et le début de sa vie publique. Comme le rappelait le pape François en 2017, « le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort ».

>> VOIR AUSSI : « Comment vivre le carême aujourd’hui ? »

Histoire et traditions

Si les premiers chrétiens se privaient déjà de nourriture pour commémorer la mort du Christ, il faut attendre le concile de Nicée en 325 pour que l’Église formalise officiellement les quarante jours de Carême dans son calendrier.

D’après le portail de la liturgie catholique éditée par la conférence des évêques de France, avant le IVème siècle, « le jeûne primitif de la semaine sainte était si possible ininterrompu, et on s’y livrait pour accomplir la parole du divin Maître : « Des jours viendront où l’Époux sera enlevé à ses disciples, et alors ils jeûneront » (Luc 5,35). » Puis les pratiques de privations se seraient assouplies à la Renaissance, remplaçant ou complétant le jeûne par des bonnes actions ou des prières.

Aujourd’hui encore, certaines coutumes directement liées au Carême se perpétuent. A commencer par le Carnaval, célébré dans de nombreuses villes et qui culmine avec le Mardi gras : la veille du mercredi des Cendres, comme figure d’exutoire avant les rigueurs de la pénitence.

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