le direct Musique sacrée

Père Yannik Bonnet : « Le grand défi de notre société, c’est l’éducation »

Le père Yannik Bonnet est décédé ce vendredi 16 mars au soir, des suites d’un cancer foudroyant. Celui qui fut père de famille avant de devenir prêtre, était très attaché à la figure de saint Joseph.

Yannik Bonnet a vu le jour à Paris en 1933. A 19 ans, il entre à Polytechnique. Trois ans plus tard, il intègre Rhône-Poulenc. Durant 20 ans, il y exerce d’importantes responsabilités : direction de l’industrialisation, de la fabrication et des ressources humaines. 1978 : il devient directeur de l’Ecole supérieure de chimie de Lyon. Onze ans après, il dirige sa propre entreprise de conseil en management. Rien donc, a priori, ne le destinait à la prêtrise. Pourtant, beaucoup gardent de lui l’image d’un prêtre pas comme les autres. Un père de 7 enfants et grand-père de 28 petits-enfants.

livre-pere-bonnet-fondamentaux-educationEtre papa avant tout… C’est en voyant le sien si heureux que Yannik Bonnet décide de devenir père de famille nombreuse. Il a alors 11 ans. A 21 ans, il se marie avec Anne. Rien ne le destine alors à devenir recteur du sanctuaire Saint-Joseph. Et pourtant, que ce soit à Rhône-Poulenc, à l’Ecole supérieure de chimie de Lyon ou dans son entreprise de conseil en management, Yannik Bonnet s’applique à respecter une même éthique : celle de la doctrine sociale de l’Eglise. Il tâche de mettre sa foi en adéquation avec son travail, déjà les prémisses du futur prêtre. Cet appel sacerdotal, il l’entend pour la première foi à Lourdes, en septembre 1994, à l’âge de 61 ans. Yannik Bonnet accompagne alors son épouse, atteinte d’un cancer, à un pèlerinage. « J’ai entendu l’appel au moment où elle a reçu le sacrement des malades dans la salle Sainte-Bernadette ». C’est dans cette même salle, 5 ans après la mort de sa femme, que le père Yannik Bonnet sera invité par le cardinal Billé en tant que jeune prêtre ordonné. Entre-temps, Yannik Bonnet a suivi une formation de 3 ans au séminaire français de Rome. « 3 années de bonheur », disait-il. L’ordination a lieu en juillet 1999, à la cathédrale du Puy-en-Velay. La prêtrise, le père Bonnet la vit comme « un prolongement d’une vocation à la paternité ». « Un père, c’est d’abord celui qui conforte, qui rassure, qui donne confiance pour que l’on puisse affronter la vie ». Tout au long de sa mission, le recteur du sanctuaire Saint-Joseph d’Espaly a toujours prêté une oreille attentive à toutes les familles qui venaient lui demander conseil. Famille donc, école, monde du travail… Le père Yannick Bonnet a donné des conférences dans toute la France. « Le grand défi de notre société », disait-il, « c’est l’éducation ». A la retraite, il s’était mis au service de la paroisse de Carnac en Bretagne.

>> A Réécouter Le 28 avril 2017, Jean-Marie Marçais recevait le père Yannik Bonnet pour évoquer Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et Marthe Robin dans Ecoute dans La Nuit.

Les obsèques du père Yannik Bonnet se dérouleront le mardi 20 mars à 14h30 à l’église Saint-cornely (Carnac) – Une messe sera aussi célébrée le jeudi 22 mars à 10h30 en l’église de Craponne. 

>> A Réécouter – Le 13 juillet dernier, le père Yannik Bonnet évoquait la prière pour la France demandée par Ste Marie à l’Ile Bouchard