le direct Musique sacrée

Don Bosco Action Sociale, le dernier né salésien

Les frères salésiens sont largement impliqués dans l’action sociale en faveur des jeunes et des enfants. Les différentes associations ont décidé de se fédérer en réseau. Don Bosco Action Sociale est née.

Des frères salésiens, on connaît surtout les écoles. Mais leurs actions touchent plus globalement tous les aspects de l’enfance. De nombreuses associations d’action sociale se revendiquaient de l’esprit de Don Bosco, mais sans vraiment de lien les unes avec les autres. Le père Jean-Marie Petitclerc, coordinateur du réseau, explique : « c’est une quinzaine d’associations, ce qui correspond en gros à 65 établissements d’action sociale, maisons d’enfants, foyers d’adolescents, services de prévention qui se réfèrent à la pédagogie de Don Bosco. Don Bosco à la différence de d’autres grands fondateurs ne s’est pas intéressé qu’a la dimension scolaire mais à développer une dimension intégrale du jeune ». Ils se sont donc rassemblés. Avant, les liens entre les frères permettaient un échange facile. Avec la laïcisation des équipes, les contacts ont été moins nombreux. Don Bosco Action Sociale doit y remédier. Elle a été invitée à faire parti de la commission « Église et périphérie » de la Conférence des évêques de France.

Cinq atouts

Le dispositif dispose de cinq atout pour les créateurs. Il y a d’abord une charte d’éthique unique qui pose clairement les bases de la pédagogie de Jean Bosco. En sept articles, elle précise quelle doit être le regard sur la personne, la pédagogie salésienne et les exigences pour l’éducateur. On trouve, par exemple, le respect de la dignité d’être humain, le développement intégral et l’obligation d’y d’être actif. La conclusion de la charte donne le but : « promouvoir une véritable citoyenneté en éduquant à la liberté, au respect de l’égalité des droits de chacun et à la fraternité ». Le deuxième atout une entité de formation d’éducateur spécialisé (le groupement des organismes de formation Action Sociale et Sanitaire salésien) est l’indépendance conservée de chaque structure d’accueil. La diversité d’approches et d’intervenants va permettre un partage des bonnes pratiques et de la recherche sur certaines thématiques. Le dernier point positif est le lien avec la tutelle scolaire salésienne par l’association Maison Don Bosco qui regroupe les deux pôles : scolaire et social. Un avantage en plus : le réseau aura plus de poids dans le débat public pour porter certaines problématiques.

Le père Jean-Marie Petitclerc a été nommé coordinateur du réseau.
Le père Jean-Marie Petitclerc a été nommé coordinateur du réseau.

Le suivi des mineurs non accompagnés

L’accompagnement des mineurs migrants est un exemple de ce que apporter le réseau. Les maisons salésiennes s’occupent d’environ 210 mineurs non accompagnés (MNA). Don Bosco Action Sociale va renforcer l’inclusion des mineurs dans la société. Un effort porte sur la sensibilisation autour de ce problème. Les étudiants du master 2 droit des étrangers et des migrations et libertés fondamentales de l’université de Toulon, dont fait parti Pierre-Jean Allard un frère salésien, a créé un parcours pour les 4e. Par un jeu de rôle, ils se mettent dans la peau de migrants et suivent leurs parcours et leurs difficultés. Une relecture est proposée à la fin. Le réseau réfléchit à développer une version du jeu disponible clef en main. Don Bosco Action Sociale sera aussi un lieu d’échange des bonnes pratiques avec l’élaboration d’un guide d’accompagnement juridique et administratif basé sur les retours de terrain. Le but est l’inclusion des MNA dans la société. Enfin, une veille universitaire va se mettre en place sur cette question avec des étudiants et des chercheurs. Pour commencer à réfléchir et mettre en place des groupes de travail, le réseau tiendra ses premières assises les 24 et 25 mai à Gradignan près de Bordeaux.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *