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Rock Boivin : trappeur canadien / la vie rock’n’roll de trappeur

Rencontre reçoit le québécois Rock Boivin le dernier trappeur du Grand Nord canadien. De passage à Paris à l’occasion de la sortie de son livre « Rêves de trappeur » (éditions XO) il vient raconter sa passion et son choix de vie.

Si le trappeur a quitté le Grand Nord, c’est pour présenter son livre témoignage sur sa vie de coureur des bois. Il reconnaît que Paris est « un très beau dépaysement ». Cet ouvrage est l’aboutissement de trois ans de travail avec sa femme Kathryn et l’éditeur XO. Sa rencontre avec Nicolas Vannier, qui signe la préface, il y a trois ans a lancé l’écriture. Pour Rock Boivin : « c’est une chance de faire rêver les gens de la France pour dire que ce n’est pas tout à fait fini le grand Nord, qu’il y a encore des aventuriers ».

Dans le Grand Nord depuis 1978

Fasciné par l’histoire de son grand-père chercheur d’or au Klondike, il a décidé suivre ses pas. Pour cela, il traverse le Canada en stop et avec 140$ (90€) en poche. Il avait certes vu des photos mais « je voulais aller toucher », déclare-t-il. La découverte de Dawson City, capitale de la ruée vers l’or en 1896 a été un choc. « Je m’attendais à voir surgir John Wayne ou Clint Eastwood », sourit-t-il. Il découvre aussi la forêt. Malgré une famille aimante et la promesse d’un avenir radieux, il décide de s’y installer. Il abandonne tout pour cela. « Deux ans et demi plus tard, finalement je sors des bois, les gendarmes viennent me voir, ‘toi ça fait deux ans et demi que tu es disparu, ils te pensent mort, tu vas t’asseoir là et tu vas appeler tes parents. Sinon la prison jusqu’à temps que tu les appelles’ », se souvient Rock Boivin. Il les retrouvera quatre ans plus tard, avec sa femme, anglophone. Une véritable histoire d’aventurier des temps modernes.