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Sébastien Destremau : de l’Océan au Vatican

Rencontre – Sébastien Destremau, skipper français, dix-huitième et dernier arrivé du Vendée Globe 2016-17. Une aventure de 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes de mer qu’il raconte dans « Seul au monde » (XO éditions). Il revient de Rome ou il a offert son livre au pape.

Le Vendée Globe mène à tout. Non seulement parce que la course tourne autour de la terre, mais aussi parce qu’on peut se retrouver invité par le pape à Rome. « J’ai été très surpris de recevoir cette invitation il y a quelques mois », témoigne le skipper. Il raconte ensuite le déroulé de la rencontre : « quand vous rencontrer le pape, il est de tradition de lui offrir un cadeau donc je lui ai offert mon livre ». Il lui a aussi présenté la « clef des océans », une création faite pendant le trajet. Démarré comme un blague au passage du cap Horn cette idée a pris corps. Dernier marin du Vendée Globe, il a dit au directeur de course : « j’éteins la lumière et je ferme le cap Horn ». Cette idée de clef s’est ensuite développée. La construction ne ressemble que de loin à une vraie clef car c’est un assemblage de cintre et de bois. Arrivé aux Sables-d’Olonne, il l’a fait parvenir à Notre-Dame de Rocamadour, sainte patronne des marins et des aventuriers.

Une course mythique

« Le Vendeé Globe, on le gagne ou on le termine », explique Sébastien Destremau. Lui l’a terminé, et il trouve que c’est une course formidable. « C’est une course extrêmement difficile, qui passionne des milliers et des millions de Français et plus à l’étranger. C’est admirable parce qu’on a des vainqueurs qui sont des extraterrestres », raconte-t-il. Il admire particulièrement la performance d’Armel Le Cléac’h. Il se projette déjà pour le prochain Vendée Globe, en 2020. « C’est un formidable raconteur d’histoire et j’ai envie d’utiliser le prochain Vendée Globe pour raconter une histoire, défendre une cause qui nous parle à tous, c’est la cause de la famille », annonce-t-il. Le rendez vous est pris !