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Patrice de Plunkett : « Quelle est notre identité ? Celle de l’ethnie blanche ou celle des catholiques qui suivent le Christ ? »

Grand témoin – La politique socio-économique du pape François ne fait pas l’unanimité chez les catholiques. Ses positions sur le phénomène migratoire et le capitalisme ont tendance à agacer une partie des fidèles. C’est ce qu’analyse  Patrice de Plunkett, auteur de Cathos, ne devenons pas une secte (Salvator).



« L’agitation contre la ligne socio-économique de l’Eglise est entretenue par un milieu dont le véritable mobile à l’origine n’est pas le catholicisme mais l’économie et la finance »


Patrice de Plunkett pose comme constat qu’ « un nombre important de catholiques français est étrangement sourd aux appels de l’Eglise à suivre l’Evangile dans des domaines importants et dérangeants », soit l’économie et la politique sociale du Saint Père. « Ils refusent de marcher avec l’Eglise réelle, au nom de leur propre idée de la religion. Et c’est là qu’on frôle le phénomène sectaire. » Potentielle dérive d’autant plus dangereuse que « l’agitation contre la ligne socio-économique de l’Eglise est entretenue par un milieu dont le véritable mobile à l’origine n’est pas le catholicisme mais l’économie et la finance. » Une ligue se dresse contre le Pape, responsable de « l’invasion du socialisme et du marxisme dans l’Eglise », selon ses détracteurs, et ce parce que le Saint Père accuse le capitalisme de blesser l’Homme, et appelle les fidèles à aider les migrants.


« A l’Etat revient la mission de réguler les flux migratoires, mais au chrétien revieni le devoir de regarder la personne de l’immigré comme un frère et un prochain »


Sur ce dernier point, la question identitaire constitue le principal écueil. « Le grand danger dans la société actuelle c’est le relativisme. […] Pour défendre notre identité on est prêt à s’allier avec n’importe qui, avec des gens qui disent que le catholicisme c’est très bien parce que c’est nos racines, mais que s’il n’y avait pas le Christ, qui est quand même une espèce de progressiste, ce serait beaucoup mieux ! »

Face à l’arrivée massive des migrants, Plunkett déclare : « je dis ce que dis l’Eglise. A l’Etat revient la mission de réguler les flux migratoires, mais au chrétien revient le devoir de regarder la personne de l’immigré comme un frère et un prochain, de ne pas l’effacer derrière le concept abstrait de l’immigration. […] On ne peut pas mettre entre parenthèses la pensée du Christ sous prétexte qu’il y a quelque chose de plus urgent à faire ! » Déclare-t-il. D’autant que la responsabilité du phénomène migratoire est à imputer en partie à l’Occident : « Notre système économique a tout fait pour ça ». Ne pas lâcher l’Evangile donc, malgré l’adversité: « Quelle est notre identité ? Celle de l’ethnie blanche ou celle des catholiques qui suivent le Christ ? ».