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Mgr Benoist Sinety : « rien ne justifie que l’on traite de manière inhumaine des hommes et des femmes »

Le Grand témoin  – Mgr Benoist de Sinety,  vicaire général de l’archidiocèse de Paris, publie « Il faut que des voix s’élèvent ! » (Flammarion). Il demande une meilleure prise en compte des migrants par les pouvoirs publics.

La Conférence des Évêques de France reçoit le président Emmanuel Macron ce lundi 9 avril. C’est une opportunité pour essayer de pousser les intérêts des plus faibles dans la société. Parmi eux, les migrants vivant illégalement à Paris font partie des plus vulnérables. De sa rencontre avec ces personnes et les paroisses du nord de Paris qui les prennent parfois en charge, Mgr Benoist de Sinety tire un livre « coup de gueule ». Il s’adresse à tout le monde pour éveiller les consciences« Ce soir il y aura d’abord des paroles, mais il faut que les paroles débouches sur des actes », espère-t-il.

 Des actes de différentes natures

Dans les décisions à prendre, il existe plusieurs niveaux. A grande échelle, il y a un effort de coopération« L’essentiel est quand même de permettre à ceux qui partent aujourd’hui d’avoir moins de raisons de quitter leur pays », explique le vicaire général du diocèse. Il désire que l’on comprenne pourquoi ils partent, mais aussi pourquoi la France attire. A l’échelle géographique plus petite, il faut prendre soin et réconforter les personnes qui arrivent. Mgr Benoist de Sinety donne un exemple précis : les psychologues. Autant dès qu’il y a un drame des cellules psychologiques sont mises en place, autant pour les migrants après des trajets extrêmement compliqués, il n’y a rien. « Il n’y a aucune parole qui leur ait donné », se désole-t-il. L’apprentissage du français est aussi, pour lui, une action importante. Pour savoir comment s’occuper des flux de migrants, Mgr Sinety pose la question de la compétence du ministère de l’intérieur. « Est-ce que ce n’est qu’un trouble à l’ordre public ou ces gens sont autres choses qu’un problème et une éventuelle difficulté administrative de sécurité », interroge-t-il.