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« Le monde moderne… une gigantesque lutte contre toute forme de vie intérieure »

Ecoute dans la Nuit – Les moyens technologiques ont-t-ils pris le pas sur leurs créateurs ? Comment sortir des addictions aux écrans ? C’est ce dont discutent François-Marie, Grégoire, Caroline, Axelle et Geoffroy, anciens élèves de l’IPC, autour de Jean-Marie Marçais.


« Je suis rentré dans un magasin, ils vendaient ce qu’ils appellent des livres. J’ai feuilleté « Notre Dame de Paris » d’un certain Victor Hugo, il avait tout piqué à Disney ! », raconte l’humoriste Olivier de Benoist dans un de ses sketchs. Aux yeux des quatre philosophes, la réflexion, bien qu’humoristique, est révélatrice d’un vrai problème de société : la technologie, si elle est neutre en soi, est mal utilisée au point de déformer notre perception de la réalité. « Distorsion du jugement aussi » souligne Grégoire. « Vis-à-vis du jugement, il y a une liberté qui n’est pas présente». Face aux quantités d’informations et d’opinions prémâchées que nous délivre la télévision, Axelle interroge : « Comment la nouvelle technologie peut nous amener à continuer à nous faire penser par nous-même, de manière libre ? ».

Il semble que l’on ne puisse plus se passer de ces outils, ce qui nous amène à perdre ces précieux moments « d’ennui », d’intériorité, qui nous permettent de nous recentrer sur nous-mêmes. Ainsi en témoigne un reportage sur Axel, un jeune accro à son portable et aux réseaux sociaux. « Il y a des personnes qui ne peuvent se réaliser sans se rapport aux médias », indique Geoffroy. Ainsi écrit Bernanos: « On ne comprend rien au monde moderne si on ne voit pas que c’est une gigantesque lutte contre toute forme de vie intérieure ».

On n’oublie pas bien sûr l’impact établi des écrans sur notre santé : troubles du sommeil, conséquences oculaires, entre autres.

Si la technologie en elle-même n’est pas mauvaise et que notre volonté de communiquer est bonne en soi, il s’agit de comprendre comment retrouver la mesure de notre utilisation.

« L’oeil n’est jamais rassasié de ce qu’il voit, ni l’oreille remplie de ce qu’elle entend » – Bible, Ecclesiaste 1,8