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Le café Joyeux vous veut du bien !

Le Café Joyeux débarque à Paris. Il a ouvert ses portes en mars, et n’emploie que des personnes portant un handicap. Rencontre.

café Joyeux 1Il a voulu donner du sens à sa fortune. Yann Bucaille est l’initiateur de l’aventure « Café Joyeux« . La réflexion est née d’une rencontre. Fondateur de la fondation émeraude, c’est après une sortie en mer qu’un jeune, Théo, atteint de trisomie, va lui demander s’il n’a pas de travail pour lui. Une rencontre qui prendra tout son sens en décembre 2017 à Rennes. Le succès est au rendez vous, le Café Joyeux attire. « En fait, il y a avait une forme d’évidence dans le fait de lancer celui de Paris » poursuit Camille Lorthiois, manager au Café Joyeux de la rue Saint Augustin. « Avec Garance et JB (deux autres managers) nous accompagnons nos « équipiers joyeux » pour qu’ils soient dans des situations de réussite, on l’espère, permanentes, de façon à prendre confiance pour suivre ce temps de formation sur site ».

C’est une première expérience pour Camille dans la restauration, aux côtés d’experts, Garance, en chef chevronné et JB en manager de salle, je suis entourée de compétences, « le café Joyeux est un vrai challenge économique puisque l’objectif premier, c’est de donner de l’emploi à des personnes qui, trop souvent, en sont privées, puisqu’ils ont un taux de chômage deux fois supérieurs à la moyenne (…) l’objectif, c’est de leur redonner leur juste place ».

« On a deux types de clientèles » souligne Camille, « on a ceux qui sont nos convives, on ne les appelle pas client mais convives, ceux donc qui bossent dans le quartier et qui sont déjà fidèles et d’autres qui viennent pour découvrir ce projet et parfois ils arrivent de loin ». C’est l’émerveillement qui prime, en plus de proposer une expérience du palais, « on propose de vivre une expérience du cœur aux convives qui franchissent cette porte ».  Une fois passée par la façade jaune, vous pouvez être accueilli par Félix, atteint de trisomie 21 et servi par Alexandra. Avant d’arriver au Café Joyeux, Alexandra, 27 ans,  « faisait beaucoup d’administratif ». « J’ai vu une annonce sur un site, et j’ai postulé et ils m’ont prise. Je trouve ce travail très bien, j’aime la restauration », elle nous explique son rôle au comptoir :

Quant à Camille, elle souligne la volonté du Café Joyeux de faire vivre une expérience heureuse. Un café qui oblige les « convives » à être servi au rythme des serveurs, à abandonner quelque part le rythme du Parisien lambda, une parenthèse d’émerveillement qui porte et qui quelque part change le regard sur le handicap. Un endroit où bienveillance et humanité se côtoient en toute simplicité. Le café Joyeux vous veut du bien.

Le café Joyeux,  23 rue saint Augustin, Passage Choiseul, 75002 Paris