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Jean-Michel Delacomptée parle (de) notre langue française

La Semaine de la francophonie a permis à Emmanuel Macron d’annoncer des mesures pour diffuser la langue française. Le Grand Témoin Jean-Michel Delacomptée, essayiste et auteur de « Notre langue française » (Fayard), nous explique la beauté du français.

La francophonie est à l’honneur cette semaine. 5e langue parlée dans le monde avec près de 275 millions de locuteurs, Emmanuel Macron a annoncé son ambition de lui faire gagner deux places au classement. Certains critiquent cet entretien de la francophonie, comme une pratique archaïque de la colonisation. Jean-Michel Delacomtée, lui, ne voit pas le problème : « défendre sa langue, sa sphère d’influence, il n’y a rien de plus normal. Il n’y a aucune honte là-dedans. C’est à notre profit tout autant qu’à celui des populations concernées ». La francophonie est le fait de parler français mais ce n’est pas le plus important. « La question est de savoir quel français on parle », explique-t-il. Il regrette néanmoins une certaine uniformisation du français en France, avec une certaine disparition de l’argot.

Une mystique de la langue

Jean-Michel Delacomtée voit dans la langue, et particulièrement le français, une certaine transcendance. « La langue se réfère à quelque chose de plus large que nous et plus haut que nous. La langue elle-même est pleine de mémoire, de passé, d’exigence », analyse-t-il. C’est aussi un lien avec les générations passées et à venir. « Il y a quelque chose de mystique dans cette affaire », souligne l’auteur. Il déplore que le français soit pris avec détachement, indifférence voire négligence, alors que c’est un des aspects fondamentales de l’identité nationale.