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Le Débat de la Semaine : Pape François, la confrontation Russie/Europe et la SNCF

Guy Baret, Victor Loupan et Patrice de Plunkett, donnent leurs avis sur les grandes informations de la semaine. Au sommaire : les 5 ans du pape François, l’affaire Skripal et la SNCF.

Pour le premier débat, Patrice de Plunkett tient à remettre en perspective les sondages qui peuvent être fait sur le pape françois. « Le temps de l’Église n’est pas le même que le temps de la politique. Les instruments qui servent à mesurer la politique ne sont pas applicables à l’Église », explique-t-il. Penser en termes de quinquennat n’est pas utile. « Si on applique ce questionnaire à la vie de l’Église, on tombe dans l’absurdité », appuie-t-il. Une position partagée par Guy Baret, mais qui, lui, nuance : « on peut, dès maintenant, faire un bilan d’étape par rapport aux propos du pape lors de son accession au trône. On peut savoir où il en est ». Et Victor Loupan d’enfoncer le clou : « c’est la faute de la société médiatique qui met les choses dans cette perspective (celle du bilan quinquennal) ».

Le retour de la guerre froide ?

Le deuxième sujet porte sur l’affaire Skripal. Cet ex-agent secret, retourné par Londres, a été empoisonné avec sa fille. Le gouvernement de Theresa May a tout de suite sommé la Russie de s’expliquer car le gaz innervant semble être d’origine russe. Parmi les sanctions prises, l’expulsion de diplomates l’absence de représentation officielle britannique à la coupe du monde de football. Les USA ont suivi en gelant des avoir d’organisation d’espionnage russe et de 19 personnes, déjà sur d’autres listes. « Nous assistons à une sorte de jeu qui est censé diaboliser la Russie, mais qui s’explique par des facteurs politique important. On est dans une affaire politique de perte d’influence de la part des USA et de ses alliés », analyse Victor Loupan. Pour Patrice de Plunkett, ça peut être une échappatoire pour Theresa May qui est bloquée sur le plan intérieur. Les débatteurs s’accordent à dire que l’enquête a été bâclée et que d’autres raisons peuvent expliquer cette tentative d’assassinat.

Très chère Sncf

Pour Guy Baret, il faut mettre amoindrir l’ampleur de la réforme. Pour lui, elle repousse les vrais problèmes que sont la dette abyssale de 45 milliards d’euros et le régime spécial de retraite. Patrice de Plunkett s’inquiète des lignes régionales qui sont de plus en plus fermée. Selon, ce mouvement est poussé par Bruxelles et va entraîner « la misère de la France des périphéries ». Victor Loupan pointe le fait que la SNCF est bâtie sur une autre logique que celle libérale. Tout le monde devait avoir accès aux rails. « Parler en terme de dette et de rentabilité c’est de l’enfumage car elle n’était pas du tout faite pour ça et ce n’est pas le but de la Sncf », assène-t-il.