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Le Débat de la semaine : le discours du Président aux Bernardins et la guerre en Syrie

Louis Daufresne reçoit Henrik Lindell, Victor Loupan et Patrice de Plunkett pour ce Grand Débat. Au sommaire deux thèmes uniquement : le discours d’Emmanuel Macron devant les Évêques de France et les tensions russo-américaine pour la Syrie.

Chacun des chroniqueurs se range dans une des catégories de réception du discours. Si Victor Loupan et Henrik Lindell se disent contents de ce discours. « Il a dit à l’Église de continuer à porter la voix des pauvres », se réjouit ce dernier. Victor Loupan note, lui, qu’« un discours d’un président de la République c’est comme le discours d’un roi ». En clair : au président de traiter des questions fondamentales, au Premier ministre la réalité du pouvoir et ses mécanismes. Il est aussi content du retour d’un Président ayant un bon niveau intellectuel et qui reconnaît la centralité du catholicisme en France. Patrice de Plunkett, lui, se range chez les concrets. Pour lui, seule chose concrète qui a été dite : « il nous demande de coopérer avec tout ce qu’il fait et tout ce qu’il va faire, y compris ce avec quoi un catholique, éventuellement, pourra ne pas être d’accord ». Si le modus vivendi sera mieux qu’avec l’ancien Président, les résultat seront comparables.

La guerre en Syrie

Victor Loupan a commencé par remettre les choses dans leur contexte. La nuit du 6 au 7 avril dernier, Donald Trump a fait tirer des missiles sur une base aérienne du régime syrien, suite à une attaque au gaz de celui-ci à Khan Cheikhoun. Il avait prévenu la Russie mais, si elle acceptait ce tir, elle savait que tout autre tir serait détruit en vol et que la zone de tir serait aussi touchée. « Les russes ont gagné la guerre », conclu-t-il. Patrice de Plunkett fustige l’attitude française : « Depuis cinq ans la France est dans une position suiviste, attentiste, mais je ne sais pas ce qu’elle attend ». De s’interroger sur l’intérêt pour Emmanuel Macron d’avoir gardé Jean-Yves Le Drian dans son gouvernement. Henrik Lindell, dans un contexte d’incertitude sur les preuves d’attaque au gaz, questionne leur véracité. Prenant l’exemple de 2003 et du mensonge de Colin Powell à l’ONU : « Est ce que cette fois ci on va assister à la même chose ou pas ? ».