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Italie, Pape François, Corée du Nord et politique pénale au menu du Débat de la Semaine

Jean-Pierre Denis, Victor Loupan et Rebecca Pinheiro-Croisel donnent leur éclairage sur l’actualité de la semaine. Au sommaire : les élections italiennes, les 5 ans de pontificat du pape François, la Corée du Nord et la politique pénale d’Emmanuel Macron.


Dimanche 4 mars au soir, les résultats des législatives italiennes sont tombés. En tête, la coalition de droite/extrême droite avec la Ligue et Forza Italia de Silvio Berlusconi avec 37% des voix. Le premier parti, sans alliance est celui du populiste Mouvement 5 étoiles qui rassemble 32% des suffrages. Pour le journaliste Victor Loupan, le refus des élites est lié à celui de l’Europe : « c’est un désaveu pour l’union européenne dans la mesure où le thème européen domine la vie italienne. Si vous voulez être contre l’establishment en Italie, vous devez être contre l’Europe ». Et de préciser qu’en France, on en n’est pas loin. Rebecca Pinheiro-Croisel, pasteur, docteur des mines, maître de conférences à Sciences-Po Rennes, partage l’analyse et précise : « l’Italie n’est pas à la tête du refus de l’establishment, elle vient au bout de course ». « Mais le sujet central dans le débat italien aujourd’hui c’est l’immigration », nuance-t-elle. Qu’ils soient pour ou contre, c’est l’objet principal de discussion en Italie. Quant à la situation institutionnelle, Jean-Pierre Denis, directeur de l’hebdomadaire La Vie, analyse : « l’Italie est dans une impasse politique, on ne voit pas du tout quel type d’accord. Aucune majorité ne peut se dégager ».

Les 5 ans du Pape François

En prévision de l’anniversaire du pontificat du pape François, le 13 mars, les débatteurs se questionnent sur l’impact du pape. Le directeur de La Vie décrit deux étapes : « un énorme impact dès le début du pontificat sur le monde entier, plus d’ailleurs que sur l’Église. Et aujourd’hui on est peut-être dans un entre deux. Beaucoup de choses ont été changées, mises en mouvement par le pape François. Beaucoup de choses restent un petit peu en attente ». Rebecca Pinherio-Croisel note elle que c’est le pape de la mondialisation. « Il est beaucoup intervenu sur les flux migratoires, sur la protection de ces migrants. Mais il manque les chrétiens du Moyen Orient, l’Église persécutée ». Pour Victor Loupan, il doit faire face aux défis de la modernité.

Les autres sujets

Le débat se termine sur le sommet à venir entre le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le dictateur de Corée du Nord, Kim Jong-un. Tous les débatteurs se félicitent de ce rapprochement qui permet une désescalade du conflit entre les deux pays. Enfin, la politique pénal du président Macron est évoquée, notamment la tension entre surpopulation carcéral et gestion juste des peines.