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Réginald Gaillard reçoit le Grand prix catholique de littérature pour son premier roman

Ce mercredi 11 avril, le Grand prix catholique de littérature, décerné par l’Association des écrivains catholiques de langue française, a récompensé  Réginald Gaillard pour son premier roman, « La partition intérieure », paru à l’automne 2017 aux éditions du Rocher.

Il lui aura fallu 10 années de travail pour publier son premier roman. L’un des principaux personnages en est Charlotte, « une folle mystique ». « D’une certaine manière, j’envie celles que l’on appelait les folles en Christ, elles ne mettent pas d’écran », explique Réginald Gaillard. Dans ce premier roman, l’éditeur et poète a mis « énormément de lui-même ». « Mais ce n’est pas une auto-fiction », ajoute-t-il, « je suis éclaté dans tous les personnages ». L’écriture ? Réginald Gaillard est tombé dedans dès le plus jeune âge. A Béthune, sa mère possède une bibliothèque avec l’œuvre complète de Paul Eluard. « Ça m’a donné le goût des livres et de la poésie », dit-il. Lui-même commence à prendre la plume arrivé au collège : un journal intime, des poèmes… Réginald Gaillard choisit cependant les études d’histoire, par goût pour la politique et la spiritualité. Pas d’engagement partisan pour autant. « J’aime l’observation et l’analyse ». En 1966, étudiant à Lille, il participe à la création de la revue L’Odyssée. Un galop d’essai… 6 ans plus tard, il fonde la revue Nunc. Sa devise ? « Servir plutôt qu’être servi ». On y parle de création littéraire et artistique mais aussi de poésie : « elle permet une prise directe avec le sensible », répète Réginald Gaillard, « avec la poésie, c’est tout le corps qui parle ». Nunc, c’est aussi une revue de théologie et de spiritualité. « Elle participe à la louange de Dieu, à la verticalité », répète l’éditeur. A 12 ans, celui qui a grandi dans le luthérianisme de sa mère, se rêvait « Père Blanc ». Il se convertit au catholicisme le 15 mai 2003. « Ce jour-là, je suis entré dans une église lyonnaise, j’ai connu un vrai retournement du cœur », raconte Réginald Gaillard, « j’en suis ressorti en larmes ». Le fondateur des éditions de Corlevour le répète : « L’écriture est un acte extrêmement douloureux, il faut trouver la tonalité dans laquelle on va jouer. Mais quand je suis dedans », conclut Réginald Gaillard, « le temps est aboli ».

Nos émission avec Réginald Gaillard :

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