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La Japon face aux menaces naturelles

Le Japon est depuis toujours une cible privilégiée des catastrophes naturelles, et des séismes en particulier. Jean-François Heimburger, spécialiste du Japon et de la gestion des risques naturels, explique comment les Japonais s’en prémunissent et comment ceux-ci ont marqué la culture japonaise.

Le Japon est régulièrement frappé par des aléas naturels : des événements naturels plus ou moins aléatoire. Il y a, en moyenne, deux ou trois séismes par an, trois typhons, quatre volcans en éruption, et un tsunami de plus de quatre mètre de haut tout les 10 ans. Ces aléas deviennent des risque quand il y a une menace qu’il ait une incidence négative sur l’île. La vulnérabilité, c’est l’incapacité pour les habitants d’y faire face. « Les japonais se sont adaptés au fils des siècles », explique l’auteur. Depuis le XVIe siècle, au moins, ils construisent des digues et ne vont pas dans les zones inondables. Il reste cependant que les 128 millions d’habitants sont tous plus ou moins vulnérable : « il n’y a pas un endroit au Japon où il n’y a pas un risque de séisme puissant », continue-t-il.

Une préparation longue

« Le Japon est en général bien préparé », assure Jean-François Heimburger. C’est déjà une longue éducation des enfants aux aléas naturels qui permet de sensibiliser dès l’école. « A l’école par exemple il y a des exercices d’évacuation en simulant un incendie, c’est obligatoire dans toutes les écoles mais en simulant aussi des séismes. A Tokyo on en fait six chaque année », poursuit-t-il. Les enfants se mettent d’abord sous la table et puis quand les secousses s’arrêtent, ils gagnent un abris. La transmission se fait en travaillant sur la mémoire pour garder en tête ce qui s’est passé dans l’histoire. Avec l’oubli, il y a plus de victimes car les gestes ne sont pas automatiques et les infrastructures moins protectrices. Suite aux séismes, une solidarité se met souvent en place avec des volontaires bénévoles appelés Borantia.

Mgr Pierre-Marie Osouf, premier évêque de Tokyo

Avant de comprendre comment les Japonais se prémunissent des risques sismiques, Louis-Auxile Maillard reçoit le père Henri Vallançon du diocèse de Coutance dans la manche qui organise une journée spéciale le 29 avril à Cerisy-la-Salle pour présenter Mgr Pierre-Marie Osouf (1829-1906), premier évêque de Tokyo et originaire de la paroisse. Il a dû, lui aussi, être confronté aux aléas naturels.