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Décryptage : où en est la mondialisation ?

Après le tiers-mondisme et l’altermondialisme, c’est maintenant le temps de la démondialisation. Mais a-t-elle vraiment commencé ? N’est-ce pas juste un concept ? Philippe Moreau Defarges, chercheur à l’IFRI, décrypte la mondialisation aujourd’hui au micro de Philippe Delaroche.

Pour comprendre la mondialisation, il faut en dresser une définition exacte. Chose difficile pour un concept que chaque chercheur peut essayer de redéfinir. « La mondialisation, c’est la multiplication des interdépendances », analyse le chercheur de l’IFRI. Et il faut voir l’ampleur du phénomène qui touche la planète entière. Pour Philippe Moreau Defarges : « la mondialisation commence avec l’Homme ». Par là, il entend que l’Homme par le peuplement même de la Terre était déjà dans une sorte de mondialisation. Mais la croissance exponentielle qu’elle connaît actuellement peut s’expliquer par deux facteurs. D’abord, il y a une croissance de la population mondiale. Elle est passé de 2,5 milliard environ en 1950 à une estimation de 7,63 milliard  aujourd’hui. Le deuxième facteur est l’évolution technique. Les communications et les déplacements sont toujours plus facile et moins chers. Il en conclut que : « ce qui fait la mondialisation, ce sont les forces matérielles ».

Est-il possible d’y résister ?

La résistance à cette mondialisation qui ressemble à un raz-de-marée est pertinente. Mais la réponse semble assez simple. Non. L’exemple de la Chine est assez parlant. Sa résistance à la mondialisation lors du XIXe siècle n’a pas tenu contre les coups de butoir des puissances européennes, qui ouvraient les ports à la canonnière. Aujourd’hui, la même Chine, pourtant encore communiste, se pose en bouclier du libre échange face aux États-Unis. Depuis 1945, il y a une poussée encore plus puissante de la mondialisation qui touche tous les peuples. « Il est claire qu’aujourd’hui cette poussée de mondialisation va appeler une démondialisation », estime cependant le chercheur. Car pour lui, il y a beaucoup de perdants, en particulier dans la classe moyenne qui a fait des études mais ne trouve pas d’emploi. Mais le coût sera astronomique, si les Etats veulent le faire.

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