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Les textes apocryphes du Nouveau Testament

Aux Rendez-vous de l’Histoire revient cette semaine, suite à un dossier dans le magazine Codex, sur les récits apocryphe dans le nouveau testament. Pour en parler, Régis Burnet, professeur de Nouveau Testament à l’Université de Louvain.

Pour parler des récits apocryphes, il faut d’abord savoir ce que c’est. Régis Brunet sourit : « c’est ce que je ne suis pas sensé enseigner à l’université catholique de Louvain, ce qui est en dehors du canons des écritures, du Nouveau Testament ». Concrètement les apocryphes regroupent plusieurs sortes de textes. Il y a des récits de la vie de Jésus, de son enfance particulièrement, des « actes des apôtres », des lettres ou bien des récits de révélation. La question est de savoir ou s’arrête l’apocryphe. « Il y a des textes manifestement proches des évangiles, à la fois en style et en genre et en époque », précise Régis Brunet. Mais d’autres en sont vraiment très éloignés.

Des écrits en complément du canon

Savoir c’est qu’est le canon permet de qualifier ce qui n’y rentre pas et donc de dire ce qui est apocryphe. « C’est l’ensemble des livres que vous avez dans une bible, qui sont reconnus comme inspiré par l’Esprit Saint ou lu depuis toujours par toutes les communautés chrétiennes », explique l’auteur. Une liste tacite s’est fixée rapidement vers le IVe ou Ve siècle et c’est le concile de Florence au XVe siècle qui la met par écrit. Les listes déjà existantes étaient plus des listes restrictives, préférant retirer des ouvrages qu’en imposer. Tous les textes hors canon sont donc apocryphes. Ils n’entrent pourtant pas tous en contradiction avec les évangiles. « Ça témoigne de communautés qui cherchent quelques fois à contredire les évangiles mais la plupart du temps à les compléter avec des traditions locales », indique Régis Brunet. Cela montre la diversité de théologie et de milieux sociaux aux sein des églises primitives. Par exemple des apocryphe égyptien insistent beaucoup plus sur le passage en Égypte de Jésus.