le direct Musique sacrée

Le retour des sociétés savantes

Peu connues, les sociétés savantes regroupent plus de 700 000 membres en France. Christophe Marion, délégué général du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), chapeaute ces sociétés savantes. Il nous parle du 143e congrès de l’institution.

Assez peu connu, le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (CTHS) est pourtant proche des 200 ans. « C’est une institution ancienne née en 1834 », présente Christophe Marion. « Elle est connue par les sociétés savantes et les érudits membres des sociétés savantes », précise-t-il. L’objectif du comité créé par François Guizot est simple : développer les activités d’associations historiques et scientifiques à travers le territoire national, coordonner leurs actions et assurer la recherche et la publication sur de nombreux sujets scientifiques. Elle est abritée par l’Ecole des Chartes.

Le boom des société savantes

Il faut maintenant définir ce que regroupe le CTHS. « Une société savante, le terme est assez général et a fait l’objet de beaucoup de débat », commence le délégué général. « C’est une association de gens qui vont militer pour la science, qui vont pouvoir faire de la recherche, qui ont pour ambition de faire connaître la science auprès du grand public », continue-t-il. Cela peut regrouper des sujets aussi variés que l’histoire, la botanique… Les formes aussi sont différentes : une association 1901 locale, nationale, mais aussi beaucoup plus vieux avec par exemple les académies de province qui date du XVIIIe siècle. Le réseau des sociétés savantes avec plus de 3000 couvre l’ensemble du territoire. « Il n’y a pas de zone blanche comme pour la téléphonie », sourit Christophe Marion.

De nouvelles manières de faire

Si les sociétés savantes sont anciennes, elles n’innovent pas moins. L’acquisition des savoirs se fait par la pratique. « Vous ne pouvez plus être dans la posture d’un maître face à un élève. L’époque n’est plus à cela », analyse Christophe Marion. Si la méthode et les techniques sont encore universitaires, la recherche est collaborative avec un appel aux individus, pour créer un lien entre la communauté scientifique et les citoyens. Une autre manière de faire est la pédagogie inversée avec le cours donné en amont et des questions avec la présence du professeur. De quoi s’inspirer le modèle universitaire ?