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Les vérités 2018 – Turquie, Iran : jusqu’où iront les sanctions économiques américaines ?

Total vient de renoncer à son investissement iranien concernant le plus important gisement gazier mondial devant les menaces de Donald Trump concernant les relations avec Téhéran. Rappelons que Washington a rompu les accords nucléaires conclus par son prédécesseur Barak Obama.                                 

Concernant Ankara, la Maison Blanche réclame la libération d’un pasteur américain détenu depuis 21 mois en Turquie. Washington considère qu’aucune charge sérieuse ne pèse sur Andrew Brunson, qui administrait depuis 23 ans une église protestante dans la métropole d’Izmir, sur la côte de la mer Égée. Le pasteur serait détenu pour servir d’échange contre Fethullah Gülen, un influent leader religieux turc exilé aux États-Unis et dont Erdogan réclame l’extradition,

Déjà, la livre turque plonge vers l’abîme. Elle a atteint momentanément un plus bas historique de 5,11 pour un dollar sur le marché des changes, une chute de 5 % en une semaine et de 34 % en un an. Malgré une croissance soutenue ces dernières années, l’économie turque est minée par l’inflation, la corruption et l’endettement. La hausse des prix à la consommation a atteint 15,9 % en rythme annuel en juillet. La décision d’Erdogan, après sa victoire électorale du 24 juin, de nommer son gendre Berat Albayrak, ministre des Finances n’a pas calmé les inquiétudes des marchés. Une poursuite de la chute de la livre pourrait contraindre la banque centrale à relever son taux d’intérêt directeur déjà élevé de 18%.

Une Turquie proche de la faillite ? Jusqu’où pourrait-elle aller lorsqu’on voit celle du Venezuela ? Sans oublier les liens de la Turquie avec l’Otan et ses engagements au Moyen Orient.

Concernant l’Iran, les sanctions à son égard obligent l’Europe à cesser ses relations économiques avec le pays : pas seulement Total, mais Airbus, Peugeot, Renault, etc…

Le peuple souffre économiquement, mais le pays, cette majeure du Chiisme, ennemie de l’Arabie saoudite et de l’Irak, ne renonce pas à ses programmes militaires : il vient de présenter son nouvel avion de combat. Il est de fabrication 100% iranienne, selon l’agence de presse Tasnim. La télévision a diffusé des images d’une parade militaire, lors de laquelle cet avion de chasse a été présenté. Avec le président Hassan Rohani assis dans le cockpit de l’avion baptisé « Kowsar » lors de la journée nationale de l’Industrie de la Défense.

Cet avion de chasse dispose d’équipements techniques « de pointe ». L’appareil a été testé avec succès et une démonstration de vol devrait avoir lieu.

« Quand je parle de notre aptitude à nous défendre, cela signifie que nous cherchons une paix durable », a dit Hassan Rohani . « Certains pensent que quand on accroît sa force militaire, c’est qu’on cherche la guerre. Mais nous cherchons plutôt la paix et nous ne voulons pas la guerre », a-t-il  déclaré. « Si nous n’avons pas de moyens de dissuasion, cela donnera un feu vert aux autres pour entrer dans ce pays », a-t-il conclu    La République islamique d’Iran a été mise au ban des nations en raison de son programme nucléaire et son économie asphyxiée par les sanctions internationales, avant la conclusion en 2015 d’un accord permettant la levée progressive des sanctions. Mais Donald Trump, arrivé au pouvoir en 2017 et hostile à l’Iran, a décidé en mai dernier de se retirer de l’accord nucléaire et il a unilatéralement rétabli de sévères sanctions à l’encontre du pays.

Malgré les sanctions, Donald Trump a dit qu’il restait ouvert à un accord   concernant l’ensemble des activités néfastes de l’Iran, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme.

Se dirige-t-on vers des apaisements en Turquie et en Iran ? Ce serait une priorité géopolitique. La France doit y travailler pour éviter une explosion de ce Moyen Orient, en guerre larvée depuis des années.

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