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Les vérités 2018 – Troubles en Europe avec le Brexit à Londres, des crises à Berlin et à Paris.              

Angela Merkel est certes contestée, mais l’Allemagne présente une économie florissante et un modèle envié.  Avec ses 82 millions d’habitants l’Allemagne est certes la première puissance européenne par sa population, mais ce sont surtout ses critères économiques qui en font un leader incontesté.

Rappelons ces chiffres qui font rêver et que nos politiques ne rappellent jamais.

1- La puissance industrielle. Elle représente 24% de leur PIB  contre moins de 12% en France et 10% en Grande Bretagne. Quelles conséquences ? Leur balance commerciale est largement positive alors que la notre est négative depuis des années.

2- La dépense publique. Elle est de 47% outre-Rhin contre 57% à Paris : dix points d’écart, soit 200 milliards d’euro. Autre paradoxe : malgré son énorme dépense le budget français est en déficit depuis 40 ans, alors que le budget de Berlin présente un excédent qui sera distribué !

3- La dette. La mise à niveau de l’Allemagne de l’Est avait obligé Berlin à consentir de lourds investissements, mais aujourd’hui son endettement est revenu à 60% du PIB, face  aux 130% à Rome et aux 100% à Paris (deux mille milliards d’euro).

4- La fiscalité. Le taux de prélèvement allemand se situe autour de 41% et Berlin ignore, comme bien d’autres pays européens, l’impôt sur la fortune. La France, avec 48% de prélèvements, détient le triste privilège d’être le numéro 1 européen des impôts !

5- Le chômage. Avec son taux de 5%, Berlin frôle le plein emploi. Il est de 15% en Espagne, de 11% en Italie et de 9,5% en France.

L’euro est la monnaie de dix-neuf pays européens, mais ce n’est pas un hasard si la Banque centrale européenne est située à Francfort. Non seulement l’Allemagne est la première puissance économique de l’Europe, mais elle se veut un modèle de gestion, comme le démontre les cinq données que nous avons rappelées.

La géopolitique baigne dans l’Histoire. Rappelons nous : en 1945, Berlin vaincu était en ruines  et occupé  par les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la France. Conséquence : C’est la France qui, à l’ONU, est membre du Conseil de sécurité et non Berlin.

Quant au PIB, celui de l’Allemagne est le double de celui de la Russie et supérieur de 1 000 milliards de dollars à celui de la France.

Face aux crises actuelles : Brexit, Moyen Orient, populisme et troubles sociaux dans plusieurs pays d’Europe, à commencer par notre hexagone avec ses Gilets jaunes, seule l’Allemagne se présente comme un modèle socio-économique.

Certes la chancelière Angela Merkel a fait son temps et devra laisser la place, car sa décision d’accueillir deux millions de réfugiés est très mal acceptée, mais la suprématie économique de son pays en fait un leader et cette suprématie ne semble pas menacée.

Une question majeure reste malheureusement sans réponse : pourquoi lorsque Charles de Gaulle s’est rapproché d’Adenauer et que François Mitterrand à tendu la main à Helmut Kohl, nos gouvernants n’ont-t-ils  pas adopté le mode de gestion socio-économique de l’Allemagne ?

Les causes du malaise actuel français sont connues. Cessons d’ignorer ce qui fait la supériorité de notre voisin, devenu notre allié depuis soixante quinze ans : adoptons les recettes de sa réussite.

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