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Les vérités 2018 – Tous nos meilleurs vœux pour 2018. Une année pleine d’espérances et de doutes. Mais l’espérance demande lucidité et détermination. La France en est-elle capable ?

La Présidente du FMI, Christine Lagarde, se veut optimiste : la croissance mondiale sera générale. Concernant la France, le chiffre de 2%, est confirmé par les instituts. Par contre deux analystes reconnus, Nicolas Baverez et Natacha Polony, sonnent le tocsin tant sur les risques géopolitiques que nationaux qui nous menacent.

1- Christine Lagarde. Si elle est optimiste sur la croissance, elle demande plusieurs programmes de réformes : « Avec une croissance de 3,6 %, l’économie mondiale reviendra au taux moyen des deux décennies qui ont précédé la grande crise financière de 2007-2008.  Sur la question de la France et des réformes engagées par Emmanuel Macron depuis son élection, elle explique que «  la réalisation de réformes structurelles importantes doit constituer un gage de crédibilité afin d’engager un dialogue de fond sur la modification des institutions européennes ».

2- Nicolas Baverez. Il s’inquiète du niveau de la dette mondiale conjuguée à des taux d’intérêts historiquement bas. Que se passe t-il si ils remontaient ? Cette dette mondiale représente aujourd’hui 200.000 milliards de dollars soit trois fois le PIB mondial (la richesse produite). Cela représente un risque potentiel  géopolitique majeur et Baverez rappelle cette phrase de Bernanos : « on n’attend pas l’avenir comme on attend un train, on le fait ».

3- Natacha Polony. Elle pense que tout est encore possible, à commencer pour la France. Son message est fait d’espoir et de doute. Certains pensent « qu’en combattant les Cassandres on évitera la guerre de Troie, d’autres tentent de conjurer le naufrage en menant au mieux leur propre navire ». Natacha Polony, elle, rend hommage aux Français qui tiennent le pays et aux gens ordinaires qui font leur devoir.

En résumé, elle craint que si les bonnes intentions de la nouvelle politique sont approuvées, elles ne reçoivent que peu ou pas d’application. Faut-il alors se référer aux paroles de l’évangile : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ? ».

L’opinion, politiques et médias n’aiment pas les chiffres. Nos quarante ans de déficit budgétaires, notre dette de deux mille milliards d’euro, nos prélèvements faisant de la France un champion mondial, le chiffre des migrations, font rarement l’objet de débats. Ce sont pourtant ces chiffres clefs qui sont jugés par nos partenaires et par les grandes puissances.

Nous sommes un des cinq membres du Conseil de Sécurité aux côtés des Etats Unis, de la Russie, de la Chine, de la Grande Bretagne. Notre souhait pour les années à venir est de retrouver la puissance économique nous permettant de parler d’égal à égal avec nos partenaires. Nous en sommes capables : notre histoire l’a montré, et cette belle ambition rejoint nos vœux pour 2018 et la volonté discrète mais affirmée de nos compatriotes.