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Les vérités  2018 – Les bourses baissent puis rebondissent : est-ce le signal d’une économie incontrôlée ? Que feront et que veulent les Etats-Unis ?            

Les bourses mondiales chutent puis repartent. Accident ou crise se demandent les spécialistes. L’analyse géopolitique dispose de quelques données expliquant la situation. Nous en retenons quatre.

1- L’endettement mondial, additionnant les dettes nationales et privées : elles représentent trois fois le PIB de la planète.

2- Les Etats en faillite ou proches de la faillite : le Venezuela en est le triste champion, mais l’Amérique du sud, l’Iran, la Turquie, l’Afrique, ne sont pas loin d’une crise financière.

3- L’Europe et son Euro qui se maintiennent  grâce à une Allemagne dont toutes les composantes sont au vert.

4- Les Etats-Unis, première économie mondiale, retrouvent certes la croissance et le plein emploi, mais présentent un budget très déficitaire et une dette dépassant les 100% du PIB. La banque centrale hausse ses taux, ce que réprouve Donald Trump.

Le FMI met l’accent sur les risques pris par les acteurs publics et privés sur les marchés, mettant en garde sur « la plus grosse bulle de l’Histoire, prête à exploser en dressant une liste à la fois géopolitique et économique « : endettements de pays devenus insolvables, subprimes, spéculation, titrisations, prix du pétrole, crises internationales…

La reprise économique mondiale étant encore fragile, on ne peut exclure l’hypothèse d’une rechute dans les prochaines années, s’il advenait que la dépense publique se ralentisse avant que la croissance ne soit reprise par les entreprises privées.

Si les Etats-Unis ne mettent pas de l’ordre dans leur budget et ne font pas davantage d’économies, ils vont au-devant de graves problèmes avec pour risque d’accentuer la récession mondiale.

D’autre part, la récession des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Argentine risque d’accroitre la récession de l’économie mondiale où existe un divorce entre la suprématie de la sphère financière et la sphère réelle.

En Europe, des pays comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, et même la France et l’Allemagne, dont les échanges représentent plus de 60% au sein de cette zone, peuvent, tôt ou tard, être mis en difficulté.

L’Union européenne redoute en effet que plusieurs pays ne sombrent dans un scénario semblable à celui de l’Argentine et de la Grèce. Ces chocs peuvent bouleverser une géopolitique instable.

L’émergence d’une économie mondialisée, depuis la fin de la guerre froide et la désintégration de l’empire soviétique, oblige les États à faire face à de nouveaux concepts géopolitiques et macroéconomiques.

La régulation mondiale est rendue urgente, car il s’échange chaque jour plus de 4.000 milliards de dollars de devises sur les marchés des changes, trois fois plus qu’il y a une décennie, selon l’enquête triennale publiée par la Banque des règlements internationaux.

Les Etats-Unis restent certes un leader mondial avec un dollar, monnaie de référence universelle. Washington est encore en mesure d’appliquer des mesures géopolitiques et économiques apaisantes, mais le président américain y est-il disposé ?