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Les vérités  2018 – L’enfer est pavé de bonnes intentions. Pour l’éviter, accepter les réalités avec les vrais chiffres est un préalable à toute politique et à toute géopolitique

L’Histoire déborde de contre vérités qui pensaient pouvoir être remplacées par des dogmes ou des concepts se voulant moraux. L’URSS et la Chine maoïste voulaient dominer le monde par leur idéologie, alors que le communisme a ruiné les deux pays et leurs habitants.                                                                                                              

La Russie stalinienne se voyait avec le deuxième PIB mondial, alors qu’aujourd’hui encore son PIB est inférieur à celui de l’Italie. La Chine progresse, certes, en se plaçant derrière les Etats-Unis, mais n’oublions pas que sa population est quatre fois supérieure.                                                                            Concernant la récente actualité, l’Occident chantait les louanges des printemps arabes qui se révélèrent autant de désastres géopolitiques, des guerres d’Irak désastreuses, un Kadhafi remplacé par une Libye anarchique, une guerre de Syrie interminable avec une ambassade à Paris fermé alors qu’elle était occupée par une femme de surcroit catholique !

Klaus Schwab, président du Forum de Davos, dans un éditorial au Figaro, analyse les réalités économiques de notre époque : « le changement de la technologie et des modes de vie est si rapide que beaucoup de citoyens se sentent submergés. Ils sont tentés de se replier sur eux-mêmes et deviennent hostiles à tout ce qui se passe en dehors de leur cercle ».

Pour lui il existe deux Europe, celle du Nord qui ignore le chômage et celle du Sud qui en souffre. Au Nord le citoyen est responsable avec l’Etat présent en cas de nécessité alors qu’au Sud, le citoyen estime que l’Etat est toujours responsable. Cette différence sociale explique les différences de compétitivité entre nations.

Dans le classement, l’Allemagne et les pays du Nord se situent dans les dix premiers, alors que le Sud, dont la France, se situe dans les vingtièmes rangs.

Nous trouvons aujourd’hui, du fait de ces situations, deux mondialisations : une mondialisation heureuse et une mondialisation contestée. Le phénomène est accentué par la hausse importante des émoluments  consentis aux dirigeants.

Aux Etats-Unis, sur cinq emplois perdus, quatre sont dus au progrès technique et un seul à la mondialisation. La première révolution industrielle est loin derrière nous et la montée du phénomène « gilets rouges », selon le président de Davos, est le plus souvent due à leur inquiétude sur leu avenir  et celui de leurs enfants.

Klaus Schwab estime qu’il faut adapter les gouvernances aux ruptures économiques actuelles et il prépare pour janvier 2019 le prochain Forum de Davos sur le thème : » La mondialisation 4. 0. Façonner une architecture globale, à l’ère de la quatrième révolution industrielle ».

Ce forum est  certes indispensable, mais il semble ne pas évoquer les deux autres défis de notre siècle que sont la démographie et le réchauffement climatique, deux majeures pour la pérennité de notre civilisation.

La révolution industrielle déjà en marche ne peut les ignorer. La Californie a été ravagée cet été, les migrations bouleversent l’Europe, neuf milliards d’humains sont attendus en 2050. Ce sont des réalités incontournables  et prioritaires. Admettons-les pour y faire face et préparer nos nationaux aux adaptations qu’ils devront supporter.