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Les vérités 2018 – La Syrie retrouve son importance géopolitique

La  guerre actuelle fait oublier l’histoire de la Syrie. Rappelons que cette ancienne province ottomane fut un protectorat français de 1920 à 1948, date à laquelle elle prit son indépendance. C’est un pays de 18 millions d’habitants avec une minorité kurde et une minorité chrétienne représentant 10% de la population et bénéficiant d’une forte importance politique.

Début 2011, le printemps arabe atteint la Syrie. Des manifestations en faveur de la démocratie et majoritairement pacifiques ont lieu contre le régime baasiste du président Bachar el-Assad. Ces manifestations sont réprimées par le régime et le mouvement de contestation se transforme en une rébellion armée.

De nombreux belligérants participent au conflit. L’Armée syrienne libre, nationaliste, est le premier mouvement à mener la rébellion mais à partir de 2013, elle est supplantée par des groupes islamistes sunnites. Les groupes rebelles sont soutenus principalement par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite.

De son côté, le régime syrien se maintient grâce à l’aide de l’Iran et de la Russie. L’Iran déploie en Syrie des forces des gardiens de la révolution. Par la suite des dizaines de milices islamistes chiites parrainées par Téhéran gagnent à leur tour la Syrie.. De son côté la Russie intervient militairement en septembre 2015 et commence une campagne de frappes aériennes en soutien du régime.

Venu d’Irak, l’État islamique (EI) apparaît en Syrie en 2013, initialement allié aux groupes rebelles syriens, il entre en conflit avec ces derniers à partir de janvier 2014. Depuis septembre 2014, l’EI est la cible d’une campagne de frappes aériennes effectuée par une coalition menée par les États-Unis.

De leur côté, les Kurdes du Parti de l’union démocratique (PYD) et sa branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), liés au PKK, combattent pour l’autodétermination.

De mars 2011 à février 2016, le conflit a fait de 260 000 à 470 000 morts d’après les estimations de diverses ONG et de l’ONU. De nombreux massacres, crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis.

La moitié de la population syrienne a été déplacée pendant le conflit et entre cinq et six millions de Syriens ont fui le pays, soit le quart de la population.

Nous avons rompu nos relations diplomatiques avec Damas depuis 2012, refusant de reconnaître le régime de Bachar El Assad. Compréhensible à l’époque, ce n’est pas aujourd’hui une position géopolitique logique et cela pour deux raisons.

1- La géopolitique n’est pas morale, elle défend les intérêts nationaux. Lorsque le général de Gaulle rétablit en 1964 les relations diplomatiques avec la Chine, il ne défend pas le Maoïsme, mais les intérêts de la France. Aujourd’hui la Syrie de Bachar el Assad est une réalité incontournable.

2- L’ambassade de Syrie à Paris était détenue par une femme et de plus catholique. Elle est aujourd’hui ambassadrice de son pays auprès de l’UNESCO, et séjourne toujours dans la capitale.

Une catholique ambassadrice d’un pays arabe est un cas unique et un exemple.  Peut-il être compris par l’Occident ?

Commentaires

  1. Remettons les horloges à l’heure, respectons la vérité, nous savons tous maintenant que la Syrie n’a jamais vécu de guerre civile et que le « mouvement de contestation » ne s’est jamais transformé en une rébellion armée (les armes et les djihadistes étaient déjà prêts), que la majorité des Syriens ont soutenu leur président n’en déplaise aux propagandistes de la guerre civile face à cette tentative de « regime change », que toute cette affaire était déjà programmée bien avant le déclenchement de ce « printemps arabe » du même acabit que les révolutions « orange » de « jasmin »et autres etc… Sinon, vous n’êtes plus crédible comme média. Cessez donc votre désinformation SVP ! J’ai honte pour vous. Adam

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