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Les vérités 2018 – La Pologne ferme ses frontières à l’immigration. Son histoire dramatique explique son intransigeance.

En Europe, avec la Hongrie, c’est le pays le plus intransigeant sur le problème migratoire. Avant de condamner cette intransigeance, rappelons leur histoire tragique rarement évoquée par les médias et les politiques.

Ce fut d’abord la « dernière guerre » déclenchée par l’invasion conjointe de la Pologne par l’URSS et l’Allemagne nazie en 1939, avec les premiers drames : Katyn par les Soviétiques, avec 22 000 assassinats, et Tannenberg par la Gestapo.

Après l’invasion de la Pologne et de la Russie en juin 1941, la Gestapo s’en prit aux Juifs qui furent l’objet de terribles persécutions, avec comme sommet de l’horreur le ghetto de Varsovie. En 1944, les Soviétiques attendirent que les Allemands achèvent leur génocide pour reconquérir la capitale polonaise.

De 1945 à 1989, la Pologne est un satellite de Moscou, mais un événement imprévu faire du pays un cas particulier. En 1978 le cardinal Karol Józef Wojtyła  est élu pape, et Jean Paul II assumera la charge durant 26 ans.

En tant que pape, il s’oppose à l’idéologie communiste et par son action, notamment en Pologne, favorise la chute du bloc de l’Est. Il améliore les relations du catholicisme avec les juifs, les orthodoxes, les anglicans et les musulmans. Jean Paul II prépare la première réunion inter-religieuse d’Assise en 1986, réunissant plus de 194 chefs de religion.

La Pologne compte 40 millions d’habitants : son intégration à des chaînes de  production avec l’Europe de l’Ouest ainsi que des rendements attrayants ont convaincu les entités étrangères de ne pas retirer leurs investissements du pays, malgré ses conflits avec l’Union européenne, en particulier pour sa politique anti-migratoire.

Dès 1996, 70 % de son commerce se faisait avec des membres de l’Union européenne, et l’Allemagne voisine est aujourd’hui le partenaire commercial dominant de Varsovie qui avait adhéré à l’Union européenne en mai 2004.

La majeure partie des importations de la Pologne sont des biens d’équipement requis pour le rééquipement de son industrie et des matières premières, plutôt que des importations pour la consommation. Par conséquent, son déficit devrait être considéré comme positif.

La Pologne est un membre de l’Organisation mondiale du commerce. Elle applique les tarifs externes communs aux marchandises d’autres pays (y compris les États-Unis). La plupart des exportations polonaises vers les États-Unis bénéficient des prestations de tarif avec le Système généralisé de préférences).

Les occasions pour le commerce et l’investissement continuent à exister pour pratiquement tous les secteurs. La chambre de commerce américaine en Pologne, fondée en 1991 avec sept membres, en a maintenant plus de 300.

Une croissance potentielle économique forte, un grand marché intérieur, l’adhésion à l’UE, et un niveau élevé de stabilité politique sont les raisons pour lesquelles les États-Unis et les entreprises étrangères travaillent en  sécurité en Pologne.

Son histoire explique ses craintes concernant l’immigration : ce serait l’occasion pour l’Europe d’avoir une géopolitique objective sur ce problème majeur. Une certitude : les prévisions de l’ONU annonçant 200 millions d’arrivants d’ici 2050 signifieraient la fin de notre civilisation.

Que penserait Jean Paul II, le pape polonais qui a connu toute les formes de drames tant politiques que géopolitiques ?