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Les vérités 2018 – La France, doit-elle mieux comprendre la politique de Moscou et rechercher un rapprochement avec Vladimir Poutine ?

Analyser la Russie n’est pas chose facile, car nous sommes face à un pays qui additionne deux contradictions : une faiblesse économique et une puissance géopolitique.

Sa faiblesse économique provient du faible  niveau de son PIB (1 500 milliards de dollars), pour une population de 140 millions d’habitants) : c’est moins que celui de la France. Il est vrai que son endettement faible bénéficie en outre de confortables réserves financières, mais sa faible croissance (1,5%) est handicapée par les sanctions économiques dues à son soutien à l’Iran et à l’annexion de la Crimée.

Retenons aussi que le plus vaste pays du monde bénéficie d’importantes réserves naturelles, en particulier dans le domaine du gaz.                                    Au niveau géopolitique n’oublions pas d’abord le courage du peuple russe durant la dernière guerre et la menace que l’ex-URSS a fait peser sur l’Europe. La Russie de Poutine est bien différente : cela reste un régime autoritaire ouvert sur la religion. N’oublions pas ses deux visites au pape, la cathédrale orthodoxe construite à Paris, son soutien à Bachar el Assad et aussi un soutien aux chrétiens d’Orient.

Rappelons une nouvelle fois cette vérité qu’aucun politique n’ose révéler : l’ambassade syrienne en France était tenue par une femme, fervente catholique, cas unique en Orient.

Certes Poutine soutient l’Iran, objet de la vindicte américaine : ce pays chiite, hostile à l’Arabie saoudite et en état de grave crise économique. Que fait l’Europe pour tenter à la fois de démocratiser le pays et d’aider à sa croissance économique ? Rien, et c’est une grave erreur géopolitique.

Face aux Etats-Unis, la Russie est faible économiquement et militairement : 5% du PIB pour les armées d’un côté (900 milliards de dollars),  90 milliards de l’autre, soit dix fois moins.

Par contre, sur le plan géopolitique, de par son étendue géographique, la Russie est présente sur tous les continents.

– En Asie, elle a même une frontière avec la Corée du nord et la Mongolie ce qui la rend voisine de la Chine.

– Au Moyen Orient, si elle intervient en Syrie, c’est qu’elle s’y attribue deux ports. Quant à la Crimée, elle se veut russe : n’oublions jamais la conférence de Yalta de 1945 entre Staline, Roosevelt et Churchill.

– En Europe, ce sont des frontières communes avec la Pologne et les pays baltes.

Poutine et Trump se sont rencontrés à Helsinki. L’entretien fut amical, trop amical ?  Tromp aurait-t-il été trop faible. Les médias et les politiques le pensent et se déchainent contre lui : il est même accusé de trahison !

La véritable  tension géopolitique vient objectivement de l’Iran : nous l’avons déjà évoqué. L’Arabie saoudite est l’alliée des Etats Unis et l’ennemi de l’Iran. D’un côté la puissance financière et 30 millions d’habitants, de l’autre 80 millions d’habitants, la faiblesse économique, la dictature religieuse et l’hostilité d’Israël.

Le Moyen Orient est une poudrière. Les cinq grands du Conseil de Sécurité sont-ils à même de la désamorcer ?