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Les vérités 2018 – Au niveau intérieur, les Etats-Unis  visent un isolationnisme déterminé

Matthew Stewart, économiste renommé, estime que 9,9 % des Américains constituent la classe dominante du pays. Au niveau international, Donald Trump s’en prend à l’OTAN, à l’Allemagne, au Brexit, à la Russie.

Outre le refus de toute immigration, le président américain veut rendre son pays économiquement autonome. Notre ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé que les Etats-Unis voulaient diviser la France et l’Allemagne» sur la question du commerce international, et appelle l’Europe à faire bloc» dans un contexte de guerre commerciale.

« La question n’est pas de savoir s’il y aura ou non une guerre commerciale. La guerre commerciale, elle a déjà commencé», a déclaré Le Maire lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, appelant les acteurs européens à la «lucidité ».

« Dans cette mondialisation, il faut que les États européens fassent bloc, parce que ce que veulent les États-Unis, c’est diviser la France et l’Allemagne »  .

Les États-Unis ont imposé des droits de douane sur des marchandises chinoises d’une valeur estimée de 34 milliards d’euros, poussant Pékin à annoncer aussitôt des mesures de rétorsion, pour des montants équivalents.

Ce conflit, qui fait suite à l’instauration de droits de douanes sur les importations d’acier et d’aluminium aux États-Unis, pourrait bientôt s’envenimer,  Trump ayant menacé d’imposer des droits de douane de 20% sur les voitures importées en provenance de l’UE.

« Si demain il devait y avoir une augmentation de tarif sur d’autres secteurs économiques, comme le secteur automobile, notre réaction devra être unie, forte pour faire comprendre que l’Europe est aussi une puissance économique souveraine », a souligné Bruno Le Maire. Nous ne pouvons pas comprendre qu’entre alliés, il y ait une guerre commerciale qui soit déclarée», a-t-il conclu.

La chancelière Angela Merkel s’est dite prête à négocier une baisse généralisée des taxes sur l’automobile, répondant à une proposition faite par Washington aux constructeurs allemands et ouvrant un nouveau scénario pour sortir du conflit.

Cette déclaration de la chancelière s’écarte des négociations avec les Etats-Unis, réservées à la Commission européenne. Le président Jean-Claude Juncker se rendra avant la fin du mois à Washington.

Rappelons  qu’il n’y a pas que les Allemands qui ont une industrie automobile, la France, l’Espagne la Slovaquie sont aussi constructeurs et importateurs.

Au niveau de l’analyse sociologique, l’économiste Matthew Stewart publie une analyse majeure sur la société américaine, estimant que ce l’élite américaine ne représente pas 1% de la population, mais 9,9%, car l’argent ne constitue plus la priorité sociologique. La nouvelle aristocratie se veut culturelle avant d’être pécuniaire et l’éducation comme les mariages s’effectuent à l’intérieur de cette nouvelle classe.

Au niveau international, Donald Trump, dans sa tournée européenne, pratique une critique ravageuse.

1- Concernant l’OTAN, il estime que l’Europe doit contribuer à l’essentiel du budget, à commencer par la France et l’Allemagne. Emmanuel Macron a reconnu l’insuffisance du budget des armées qu’il veut faire passer de 1,4% du PIB à 2%. Même insuffisance pour l’Allemagne, (1,2% du PIB), alors que son budget excédentaire lui permet un effort conséquent.

2- Concernant Berlin, Trump s’en prend aux livraisons de gaz russe, avec la création d’un nouveau pipe-line.

3- Concernant le Brexit prévu, il le considère comme insuffisant, car il ne rompt pas avec l’Europe. Il veut une rupture complète avec Bruxelles pour commercer librement avec Londres.

4- Concernant Moscou, Trump ne supportait pas le soutien à la Syrie et à l’Iran, mais son entretien avec Vladimir Poutine à Helsinki n’est compris ni par les Européens, ni même par les Américains.

Le nouvel isolationnisme américain se conjugue avec la recherche d’un diktat extérieur sans précédent, faisant fi des alliances historiques.

Où Donald Trump veut-il mener le monde ? Aujourd’hui la question reste sans réponse, avec une triste réalité nous concernant : la division de l’Europe considérée comme un ennemi !

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