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L’écologie pour les vivants

Mahaut Herrmann est journaliste spécialisée dans l’écologie. Son mari Johannes est ornithologue. Ils sont co-auteurs du livre “La vie oubliée” paru aux éditions Première Partie. Un appel à une véritable révolution écologique.

Le livre s’intitule “La vie oubliée” , mais il faut passer outre ce titre certes pessimistes comme le reconnaissent les auteurs. « Si nous prenons au sérieux cette crise il y a sans doute moyen d’amortir le choc et faire en sorte que la vie puisse repartir sur terre sans que les formes de vie que nous connaissons actuellement soient condamnées », explique Mahaut Herrmann. Pour Johannes, « c’est un combat qui remonte déjà à pas mal d’années », et qui continue. La sortie de « Laudato Si », les a encouragés, preuve de la prise de conscience qui se développe et qu’il faut continuer d’aider. « On devrait tous être écologistes », assène le couple, car c’est plus qu’une lubie politique. C’est le futur de l’humanité qui est en jeu.

Remettre l’Homme au centre

Par ce livre, ils veulent tordre le coup à une vision de l’environnement avec l’Homme qui n’en fait pas partie. Comme si la nature était un simple décor qui parfois change. « Environnement, ça voudrait dire que l’Homme serait entouré de la nature mais n’est pas relié à elle », indique Johannes Herrmann. Si on reprend la définition de biodiversité, on le remarque bien. « Ça désigne la diversité des espèces vivantes dans un espace donné », mais en sortant de la vision de prédation et de compétition darwiniste entre espèces. Il y a beaucoup plus d’échanges. Extraire l’Homme est une erreur monumentale selon le couple. En ça, l’écologie est une science. « Il y a d’abord une science », affirme Mahaut Herrmann. Et Johannes de continuer « une science qui établit que toutes les espèces vivantes, l’Homme inclus, sont reliés par d’innombrables interactions ».