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Vers un renouveau des bibliothèques en France ?

L’académicien Erik Orsenna a rendu un rapport le 20 février dernier avec des recommandations pour faire des bibliothèques des lieux d’accueil pour tous. En Quête de Sens s’interroge sur les bibliothèques aujourd’hui avec Carole Le Minoux, Marie-Claude Reau et Leyla Meusburger.  

Erik Orsenna propose de faire des bibliothèques : « un troisième lieu, entre domicile et travail, ou il, ou elle, puisse se rendre pour découvrir ou se découvrir, apprendre, imaginer, échanger, voyager, un lieu qui lui donne confiance et le gout du possible ». Ce lieu existe déjà pour Leyla Meusburger, membre de la section jeunesse de la bibliothèque Aimé Césaire dans le 14e à Paris. « Ce troisième lieu, nous les bibliothécaires, on en parle déjà, c’est un mot-jargon. c’est un lieu d’accueil et plus un lieu de lecture. les gens vont venir et ils vont aimer passer du temps », explitque-t-elle. Carole Le Minoux, responsable jeunesse de la médiathèque Boris Vian de Chevilly Larue (Val de Marne – 94) et membre de la Commission jeunesse de l’ABF (Association des Bibliothèques de France) et de la commission du prix Sorcière, rappelle ce qu’était avant ces lieux : « le travail des bibliothécaires était vraiment d’offrir une collection précise, ouverte, pluridisciplinaire, la plus cohérente possible ». Maintenant c’est l’usager qui est au cœur du métier.

Une priorité à la jeunesse

Marie-Claude Reau, directrice éditoriale des secteurs livres documentaires et éveil religieux au sein de Bayard Jeunesse , fait remarquer que le secteur du livre jeunesse se porte bien en France« En France, la littérature jeunesse a été développée depuis plusieurs dizaine d’année, grâce aussi je pense aux travail des bibliothécaires et du personnel enseignant. Il y a un attachement au livre. On est très admiré à l’étranger pour ça », indique-t-elle. Les salons internationaux sont pleins d’auteurs français. Cette bonne santé de la littérature jeunesse se retrouve dans les médiathèques. « C’est une priorité. On a beaucoup de jeunes, d’enfants, de familles, qui fréquentent le lieu et auxquels on propose des animations », révèle Carole Le Minoux. Mais l’attraction n’est pas faite qu’avec les livres. Le développement du numérique est aussi un axe important d’attraction. Le plus important, c’est que le plaisir de la lecture soit acquis petit avec le parent, car il restera alors un lecteur potentiel même s’il y aura des moments sans lecture.