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L’enchantement du Domino noir à l’Opéra Comique

Il y a des spectacles, où, grâce à une alchimie mystérieuse, on passe une soirée dans un parfait bonheur. C’est le cas avec « Le Domino noir ». Les raisons de cette réussite avec Edith Walter.

Parlons d’abord de l’agréable surprise de cette œuvre du compositeur Daniel-François-Esprit Auber, oubliée pendant de très nombreuses années après un succès considérable au XIXe siècle, mais aujourd’hui cette musique restait inconnue pour la grande majorité des mélomanes ; œuvre délicieuse qui nous charme par son mouvement allègre, pétillant de vie, de couleur, d’élégance illustrant parfaitement le joyeux livret d’Eugène Scribe : un jeune noble naïf et passionné recherche désespérément la si jolie jeune fille rencontrée au bal de la reine d’Espagne. La belle est loin d’être indifférente à la constance de cet amoureux mais elle refuse obstinément de révéler son identité car, sur l’ordre de la reine, elle doit devenir la religieuse responsable d’un couvent. Mais rassurez-vous, la Reine la délivrera de cet ordre et les amoureux pourront se retrouver, se marier et avoir sûrement beaucoup d’enfants. Les péripéties de cette mésaventure nous entraîne dans un tourbillon incessant de situations burlesques, malicieuses, magistralement mises en scène, un mois après l’opéra de Liège, par Valérie Lesort et Christian Hecq, très talentueux sociétaire de la comédie française.

L’orchestre Philarmonique de Radio France, placé sous la direction de Patrick Davin, met très en valeur la légèreté, la subtilité de cette musique raffinée, le chœurs d’Accentus participe parfaitement à cette fête pleine d’humour. D’une façon générale que ce soit la beauté et la drôlerie des costumes, l’originalité des décors, la chorégraphie des danseurs tous ces éléments contribuent, dans une cohésion parfaite, à la grâce et la réussite de ce spectacle, l’un des plus aboutis et réussi de l’année.

Le domino noir, Opéra-comique en trois actes. Livret d’Eugène Scribe.  

Direction musicale : Patrick Davin

Mise en scène : Valérie Lesort, Christian Hecq, sociétaire de la Comédie-Française

Chorégraphie : Glyslein Lefever

Décors : Laurent Peduzzi

Réalisation marionnettes : Valérie Lesort et Carole Allemand

Costumes : Vanessa Sannino

 

Angèle de Olivarès : Anne-Catherine Gillet

Horace de Massarena : Cyrille Dubois

Brigitte de San Lucar : Antoinette Dennefeld

Comte Juliano : François Rougier

Jacinthe : Marie Lenormand

Gil Perez : Laurent Kubla

Ursule : Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie-Française