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Se balader dans le beau XVIe siècle grâce à Harry Bellet

Harry Bellet, journaliste au Monde, est l’invité de Un livre, Une voix pour le deuxième volume des « Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse » (Actes Sud). Un roman picaresque qui suit Jean Jambecreuse un peintre inspiré de Hans Holbein.

C’est à cause de Gérard Depardieu qu’Harry Bellet s’est lancé dans l’écriture d’une trilogie suivant Jean Jambecreuse. Au musée des Beaux Arts de Bâle, devant un tableau de 1516 représentant le bourgmestre de la ville, Jacob Meyer, il lui a trouvé un certain air de ressemblance avec l’acteur. De là, il s’est plu à imaginer la vie de Gérard Depardieu à la Renaissance. Mais pour son livre, c’est le peintre du tableau qu’il a voulu suivre. Hans Holbein est devenu Jean Jambecreuse, pour plus de liberté pour le personnage. « Tout ce qu’on sait de Holbein, je l’ai respecté », tient à préciser l’auteur.

Une période de changement

Si Harry Bellet a choisi  la Renaissance, c’est parce que c’est une époque de grand changements. Religieux, déjà, avec la réforme. Ce qui a entraîné un renouveau dans les arts car moins de commande de l’Église. Le genre pictural du portrait s’est développé pour des bourgeois et non plus uniquement des nobles ou l’Église. C’est le début de l’exploration du monde, avec la découverte pas les européens de nouvelles routes de voyage vers les Indes. Les techniques de travail se développent, la médecine aussi. Entre les puissances européennes, les souverains espagnol, anglais, turc et français ont le même âge et sont : « bourrés de testostérone ». Le contexte international n’en est que plus tendu. Dans cette période bouillonnante, il est possible de raconter de nombreuses histoires. Jean Jambecreuse est plongé dans la révolte des Rustaud, un révolte paysanne. Changement : ici ils s’appuient sur des textes très précis de Luther. « C’est la première fois qu’on a une révolte paysanne avec des revendications », explique Harry Bellet.

La sélection de La Procure

Dans les livres qui évoquent cette Renaissance, La Procure propose l’essai de Florence Buttay « Histoires véridiques de l’imposteur Giorgio del Giglio, qui renia la foi chrétienne et prétendit servir Soliman le Magnifique » (Payot, 304 p. 21 €.). Ce livre raconte l’histoire de Giorgio del Giglio, un espion, imposteur qui a passé sa vie au service des plus grand de Soliman le Magnifique de l’empire Ottoman au duc de Florence, Côme de Médicis. le deuxième ouvrage est celui d’Elisabeth Crouzet-Pavan (Albin Michel, 24 €.). Elle suit le destin de trois femmes de grand d’Italie, décapitées entre 1391 et 1425. La question de leur peine se pose car la décapitation n’était pas le châtiment pour l’adultère. Le dernier document est le roman « Hildegarde »  (La Volte, 480 p. 20€), de Léo Henry. Une histoire pour découvrir cette sainte et son époque.