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L’exposition Delacroix au Louvre

Surexposition s’intéresse aujourd’hui, grâce à l’exposition Delacroix (1798-1863) au Louvre, à Eugène Delacroix. Au micro de Victor Loupan : Emmanuelle Aupècle de l’association Venez et Voyez et Guillaume Sébastien, fondateur de la galerie Guillaume.

Pour découvrir la vie du peintre, c’est au Louvre depuis le 29 mars et jusqu’au 23 juillet. Né d’une famille favorisée, avec un père haut fonctionnaire et une mère reliée à la famille d’ébéniste Œben. Son grand père travaillait pour Louis XV. Très jeune, il montre des grandes capacités et s’intéresse à tout : la lecture et le dessin notamment. A 17 ans, il rentre dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin. « Mais l’école de peinture n’est pas quelque chose qui va le former », explique Guillaume Sébastien. Et de préciser : « toute sa vie, il sera contre ces écoles. Il pense que les écoles n’épanouissent pas la personnalité du peintre et lui a une personnalité qui est déjà très forte ». Il a 24 ans lors de son premier salon ou il expose, déjà un tableau monumental « La Barque de Dante » (1,89 m par 2,415 m). Le faisant à titre privé, c’est pour lui un risque. « Il peint ses tableaux très jeune et les montre très jeune, mais ils sont tout de suite achetés par l’Etat », révèle Guillaume Sébastien.

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Un artiste difficilement classable

Eugène Delacroix est inclassable : républicain et révolutionnaire, chrétien, orientaliste, animalier, romantique avec des pointes de classicisme. Reprenant l’analyse du tableau « La barque de Dante », Emmanuelle Aupècle indique : « en même temps, c’est déjà un tableau très puissant, et en même temps quelque chose de très scolaire. On sent tout ce qu’il y a en germe dans Delacroix ». Par exemple des corps nus en tension que l’on retrouvera dans le tableau « Les Scènes des Massacres de Scio » ou  » La Mort de Sardanapale « . Par ces tableaux, il est devenu le chef de file des peintres romantiques après la mort prématuré de Théodore Géricault. Plus tard, il développera l’orientalisme, mais dans une vision plutôt juste. « Ce qui le distingue d’Ingres par exemple, c’est qu’il a fait le voyage au Maroc avec une escale en Algérie. Il a été confronté directement avec cet Orient et il en a été très marqué. Il a fait oeuvre d’ethnographe avec ses carnets », caractérise Emmanuelle Aupècle.