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Jean-Christophe Rufin brouille les pistes

Un livre, une voix – Jean-Claude Perrier reçoit l’académicien Jean-Christophe Rufin pour évoquer son dernier ouvrage : « Le suspendu de Conakry » (Flammarion).

Le héro ? Aurel Timescu, consul de France à Conakry en Guinée. D’origine roumaine, ex-pianiste de bar il ne ressemble pas à l’archétype du diplomate. Il est d’ailleurs au placard à ce poste. « Il fait une carrière calamiteuse », précise l’auteur. Mais un meurtre va le réveiller de sa torpeur. Un plaisancier français a été assassiné dans le port de Conakry. L’enquête est rapidement bouclée par la police locale qui conclut à un crime crapuleux. Mais Aurel va mener l’enquête, même si cela dépasse un peu ses pouvoirs de consul. Il enquête par goût pour les énigmes et parce qu’il sent une injustice. Il découvrira une affaires avec plusieurs couches, et de plus grandes implications.

Librement inspiré de fait réel

Ruffin livreSi l’ensemble de l’histoire est une fiction, Jean-Christophe Rufin s’inspire de ce qu’il a vu lors de sa carrière de diplomate. « J’ai vu dans certaines ambassades des gens qui, à la suite d’échecs successifs et de cabales, se retrouvaient littéralement dans des placards. Et ils étaient payés à ne rien faire. Ce n’est pas du tout de la fiction », explique-t-il. Le but était de s’amuser à écrire le livre, et d’amuser le lecteur. « Amusement ne veut pas dire gratuité, je parle quand même de ce que j’ai pu voir en tant qu’ambassadeur pendant les trois ans que j’ai passés au Sénégal », affirme l’académicien. Le roman permet de dépasser le devoir de réserve auquel il est astreint.