le direct Musique sacrée

Danièle Sallenave enquête sur l’Anjou

Un livre, Une voix – L’académicienne présente dans son livre « L’églantine et le muguet » (Gallimard), une passionnante enquête sur son Anjou natal. Un regard qu’elle veut à la fois intérieur et extérieur.

Danièle Sallevenave récidive avec un nouveau livre sur sa région de prédilection. Après le « Dictionnaire amoureux de la Loire », elle a voulu rendre hommage à sa région. Elle est originaire de Savennières, « dans la partie ou la Loire quitte la large vallée, et elle s’apprête a entrer dans le massif armoricain », situe-t-elle. « La Loire franchit véritablement de hautes éminences rocheuse à droite et à gauche donc elle devient un peu autre. C’est cette transition entre la Loire tourangelle et la Loire Bretonne », poursuit Danièle Sallevenave. Cette dichotomie de l’Anjou a eu des répercussion dans l’histoire locale mais aussi un influence sur l’histoire nationale.

Le cœur de France

L’Anjou est aujourd’hui au centre de la France. « Nos rois, à cause de la guerre de 100 ans se sont installés à Tours, c’est la Touraine donc la Touraine est devenue le cœur de la France ». Elle bénéficie de cette aura de l’histoire de France. C’est plus difficile pour Angers et l’Anjou qui est une région composite. « Sa face vers l’est est tournée vers la Touraine, vers plutôt sa vallée, vers la circulation, le commerce du vin. Et sa partie occidentale, sa partie vers l’ouest est tournée vers la Bretagne ». Cette séparation explique des décisions historique ou politique et sociologique. Une partie de sa recherche s’est faite grâce à internet. L’académicienne déclare : « Internet est un fleuve extraordinaire ou on follement heureux ».  Une parole rare chez un membre de l’Académie Française.

La sélection de La Procure

La Procure propose trois ouvrage qui ont trait au langage. Le premier est l’essaie coup de poing de Marie-Hélène Verdier : « La guerre au français » (Cerf, 130 p. 14 €). Elle dénonce les attaques contre la langue de Molière à cause de la mondialisation, la marchandisation et les lobbys. Le deuxième est l’ouvrage de Jean-Michel Delacomptée, « Notre langue française » (Fayard, 220 p. 18 €). Lui aussi exprime son inquiétude quant  une standardisation et une égalisation par le bas de la langue. Le dernier livre est celui de Andréa Marcolongo, une auteure italienne. Elle a écrit un plaidoyer pour l’étude du grec avec son titre « La Langue géniale » (Les Belles Lettres, 202 p. 16,90€).

>> Retrouver le Grand Témoin avec Jean-Michel Delacomptée