le direct Musique sacrée

Concerts et opéras : les soirées d’exception du mois de mai

Théâtre des Champs-Elysées, concerts de Radio France, orchestre de Paris à la Philharmonie… Les grands rendez-vous musicaux à ne pas manquer ce mois de mai proposés par Edith Walter.

Théâtre des Champs-Elysées

Orfeo ed Euridice

Christoph Willibald Gluck

22, 25, 28, 31 mai à 19h30

27 mai à 17 h

Plus d’un siècle et demi après Monteverdi, Gluck reprend le sujet de la fable de l’Orfeo, en se concentrant sur l’action dramatique, sa force, sa cohérence et sa richesse, qui à ses yeux se doivent d’être en parfaite harmonie avec l’écriture musicale. De cette réflexion surgit un ouvrage novateur qui, par l’incroyable richesse des ballets et des chœurs notamment, rayonne d’une beauté lumineuse.

Si le sujet est issu de l’un des plus beaux mythes, l’intrigue se resserre sur le couple formé par Orfeo et Euridice au travers de leurs airs qui requièrent une sensibilité et une virtuosité sans faille. De nouveau réunis après leur Alcina aixoise, Philippe Jaroussky et Patricia Petibon ont sans conteste la grâce et la poésie pour servir à merveille cette impressionnante et douloureuse descente aux Enfers. Les virtuoses d’I Barocchisti et l’élégante baguette de Diego Fasolis seront à leurs côtés pour les accompagner et servir avec tout le talent qu’on leur connait désormais ce voyage universel où se conjuguent l’amour et la mort.

Ce sera aussi une occasion d’entendre l’excellente Emőke Baráth dans le rôle d’Amore.

Diego Fasolis direction
Robert Carsen mise en scène
Tobias Hoheisel scénographie et costumes
Robert Carsen et Peter Van Praet lumières

Philippe Jaroussky Orfeo
Patricia Petibon Euridice
Emőke Baráth Amore

I Barocchisti
Chœur de Radio France

 

Messe en ut

Wolfgang Amadeus Mozart

30 mai à 20h

Composée par Mozart à 25 ans, la Messe en ut est l’un des sommets du répertoire sacré par l’exigence de son effectif et son humanité. Le compositeur fait preuve d’une maîtrise de la polyphonie instrumentale et de la vocalité. La Messe en ut est nourrie des influences de Bach et Haendel, tout particulièrement dans les grands chœurs. On note également quelques influences italiennes dans les parties solistes, tout droit venues de l’opéra comme dans l’éclatant Gloria. Cette Messe en ut, bien qu’inachevée, constitue – Requiem mis à part – le sommet de la musique sacrée de Mozart. Bach Collegium Japan dirigé par Massaki Suzuki fera une fois de plus preuve de son excellence.

Carolyn Sampson soprano
Olivia Vermeulen mezzo-soprano
Zachary Wilder ténor
Dominik Wörner basse

Masaaki Suzuki direction
Bach Collegium Japan

En première partie de programme : Haydn Symphonie n° 48

 

Orchestre de Paris à la Philharmonie

 

Ludwig van Beethoven : Concerto pour piano n° 5 « Empereur »

Johannes Brahms : Symphonie n° 3

 En remplacement de Maria João Pires qui a choisi de suspendre ses principaux concerts à partir de janvier 2018, Lars Vogt, grand maître de classicisme allemand, offre le Concerto « Empereur » de Beethoven. Une soirée à ne pas manquer.

Daniel Harding, direction

Lars Vogt, piano

Mercredi 9 et jeudi 10 mai à 20h30

orchestre de Paris

Arthur Honegger : Symphonie n° 2

Charles Koechlin : Le Livre de la Jungle Les Bandar-Log, Scherzo des singes

Ludwig van Beethoven : Concerto pour piano n° 4

C’est une rencontre entre deux géants : David Zinman et Andras Schiff. David Zinman dirige deux œuvres trop rares du XXe siècle. S’il les a enregistrées, il ne les joue presque jamais en concert. Andras Schiff, au sommet de son art, propose le 4e Concerto de Beethoven, le plus profond, le plus intériorisé des cinq concertos pour piano du compositeur.

David Zinman, direction

András Schiff, piano

Mercredi 23 et jeudi 24 mai à 20h30

 

Wolfgang Amadeus Mozart : Musique funèbre maçonnique

Antonín Dvořák : Concerto pour violoncelle

Edward Elgar : Symphonie n° 1

De ses approches originales, Sir Roger Norrington propose toujours une vision inattendue. L’association des trois compositeurs dans ce programme est déjà un témoignage de cette vision. Jean-Guihen Queyras, l’un des violoncellistes français les plus connus dans le monde entier, partage la même approche pour ce programme.

Sir Roger Norrington, direction

Jean-Guihen Queyras, violoncelle

Mercredi 30 et jeudi 31 mai à 20h30

 

Concerts de Radio France

  

Toru Takemitsu : Toward the Sea 3
Ernest Chausson : Poème de l’amour et de la mer
Alexander von Zemlinsky : La Petite Sirène

La mer porte en elle l’écho des musiques primordiales. La mémoire de l’eau, le jeu des vagues, le bruit des tempêtes ont inspiré bien des compositeurs, de Ravel à Debussy, mais c’est ici Takemitsu qui lèvera le rideau dans l’intimité de sa troisième version de Toward the Sea, pour flûte alto et harpe, œuvre composée pour la sauvegarde des baleines.

Anna Caterina Antonacci : soprano
Michel Rousseau : flûte alto
Nicolas Tulliez : harpe
Orchestre philharmonique de Radio France

Vasily Petrenko : direction

Vendredi 4 mai à 20h30, Philharmonie, Grande Salle Pierre Boulez

 

Georg Friedrich Haendel : Il delirio amoroso, Water Music, suites n°1, n°2 et n°3

L’Orchestre philharmonique nous a habitués à jouer la musique de la fin du XVIIIe et du début du XIXe avec les chefs et le style ad hoc. Au pupitre de ce concert, l’un des chefs qui, depuis quelques années, renouvellent notre écoute du répertoire de ce temps : Leonardo García Alarcón.

Kristina Mkhitaryan : soprano
Orchestre philharmonique de Radio France

Leonardo García Alarcón : direction

Samedi 5 mai à 20h, Auditorium de Radio France

 

Béla Bartók : Divertimento pour cordes
Richard Wagner : Siegfried Idyll (version originale)
Johannes Brahms : Symphonie n°4

Adepte de la géométrie variable, l’Orchestre philharmonique le montre une fois de plus avec ce Divertimento confié aux cordes seules, puis avec Siegfried Idyll, dont la version originale est destinée à un ensemble de treize musiciens, enfin avec la Quatrième Symphonie de Brahms qui réunit l’orchestre au grand complet. Marek Janowski, qui fut directeur musical de l’orchestre de 1984 à 2000, est aux commandes.

Orchestre philharmonique de Radio France,

Marek Janowski : direction

Vendredi 25 mai à 20h, Auditorium de Radio France

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