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Veillée eucharistique pour la France : « la prière est une force révolutionnaire »

« Quelle foi pour la France ? » : à moins de 48 heures du premier tour de la Présidentielle, les Semeurs d’Espérance nous invitent à prier pour la France à la basilique Notre-Dame des Victoires.

veille-de-prire-pour-la-france-afficheCette veillée aucharistique vise à « guider l’acte citoyen que nous allons poser dimanche« , explique Romain Allain(Dupré des Semeurs d’Espérance. Un temps fort auquel Bertille entend bien participier. « C’est important », explique-t-elle, « cela concerne chaque citoyen, cela permettra de prier aussi pour tous ceux qui n’ont pas encore effectué leur choix ».

Un temps d’adoration eucharistique qui s’articulera ce vendredi 21 avril au soir autour d’une réflexion du père Nicolas Buttet. Venu de Suisse, il a été élu local durant 10 ans. De quoi éclairer les consciences, en rappelant notamment « les critères de discernement essentiels pour construire une société en respectant la doctrine sociale de l’Eglise : la valeur inviolable de chaque être humain, le sens du bien commun, le sens de la subsidiarité c’est-à-dire le primat de la famille, l’équilibre des corps intermédiaires et le respect de l’autre dans sa diversité« .

« Les chrétiens sont pleins d’espérance, ils ne peuvent pas se désengager de la vie politique »

« La politique a été beaucoup dénigrée et dévalorisée », souligne le père Buttet, « mais elle est essentielle à un ordre sociétal. Il ne faut cependant pas tomber dans la « tentation d’absolutiser la vie politique et de tout attendre des hommes politiques ». Attention, ajoute également le père Buttet, « même si la réalité n’est pas idéale, il ne faut jamais négliger le temporel ». En clair, ce n’est pas parce que le programme d’un candidat ne correspond pas totalement aux valeurs évagéliques qu’on ne pourra pas choisir. « Ce serait une grave erreur », explique-t-il, « il est parfois nécessaire de choisir un moindre mal pour toujours incarner des idéaux dans une action concrète ». Pas de place pour l’abstention donc, selon le père Buttet, mais un devoir d’engagement comme responsabilité morale. « L’abstention », conclut-il, « c’est ne pas oser s’affirmer ou se salir les mains dans un monde qui est blessé et souffrant ». Ne pas aller voter serait « une gifle donnée aux gens qui ne peuvent pas voter dans d’autres pays », renchérit le père Hervé Soubias, recteur de la basilique Notre-Dame des Victoires. « Les chrétiens sont pleins d’espérance, ils ne peuvent pas se désengager de la vie politique, sinon il ne comprennent pas ce que c’est le bien commun ».

La Vierge Marie, notre patronne

Le père Soubias explique également l’objectif de cette veillée  : « nous prions pour le bien commun, pas pour un candidat ou une candidate ». Il rappelle : « La Vierge Marie est la patronne principale de notre pays, c’est pour cela que je la prie ». La prière ? « C’est une force révolutionnaire, c’est la première contribution au bien commun », ajoute le père Buttet, « elle permet à Dieu d’agir et à la grâce de s’insuffler dans notre temporalité. L’homme se met dans l’humilité de se savoir serviteur du Seigneur, du temps et de l’histoire ».