le direct Musique sacrée

Pédophilie, l’Eglise de France répond

Le Grand Témoin – Après la diffusion, hier, de l’émission Cash Investigation sur la pédophilie, l’Eglise de France a souhaité répondre. Vincent Neymon, porte-parole de la CEF dénonce des méthodes « accusatoires ».

Lutter contre la pédophilie, une priorité pour l'Eglise Crédit : CEF
Lutter contre la pédophilie, une priorité pour l’Eglise
Crédit : CEF

« Il n’est pas possible sur le service public d’utiliser ces méthodes qui ne font que troubler le téléspectateur », explique Vincent Neymon. Pour lui, les méthodes utilisées par les journalistes ne sont pas les bonnes. L’Eglise de France n’a pas voulu assister au débat qui a suivi l’émission. « Nous n’avons pas voulu apporter de crédit à ces méthodes »Au micro de Radio Notre-Dame, il confie : « Il ne faut régler le problème dans des conditions d’accusations. S’il doit y avoir un procureur, il est dans les tribunaux, pas à la télévision« .

En plus de ce reportage, un livre co-signé par trois anciens pigistes de Mediapart qui accuse 25 évêques d’avoir couvert des affaires de pédophilie dans l’Eglise. Mais d’après Vincent Neymon, invité de Louis Daufresne, il n’y a pas de nouveauté dans ces allégations. « Je conteste le fait qu’il y ait des nouveautés dans le reportage et dans le livre de Mediapart. Les affaires sont connues, les traitements n’ont pas été les meilleurs, l’Eglise l’a reconnu. Quoi de nouveau ? » Il explique que l’Eglise « n’excuse pas » ces cas, et que depuis la circulaire de Benoît XVI en 2011, les cas sont portés devant la justice des états concernées.

« Un des aspects très délétères de toute cette affaire, c’est qu’elle jette le discrédit et le doute sur tout le corps presbytéral, c’est inacceptable. Pourquoi on cacherait nos chiffres, c’est 0.4% des prêtres en France qui ont été concernés par des affaires de pédophilie. L’Eglise accepte tous les points de départs, même les soupçons infondés sont retenus et nous menons une enquête. Et s’il doit y avoir des sanctions, elles sont portées« , rappelle Vincent Neymon.

Olivier Bobineau, auteur de « Sacré incestueux » (éditions Desclée de Brouwer), a participé au débat hier soir. Pour lui, « les signalement n’en sont qu’au début, il n’ a y que 10 %des déclarations des cas, d’après une étude américaine » Le porte-parole des évêques de France explique que « la première chose importante est accueillir la parole des victimes, ensuite la justice, puis la justice canonique »

>> Pédophilie, « ce n’est pas un problème uniquement internet à l’Eglise catholique »