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Mgr Barbarin : « il faut dire oui à la vie »

A l’occasion de la traditionnelle Assemblée plénière des évêques de France, Mgr Philippe Barbarin était à Lourdes la semaine dernière. Marie-Ange de Montesquieu l’a croisé sur place. Le cardinal-archevêque de Lyon s’est confié à son micro.

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« J’aimerais bien être capable de me confesser à n’importe quel moment. » L’enseignement du cardinal Barbarin commence ainsi. Entre sérieux et amusement, le prélat inculque une certaine tendresse : « Dieu nous a dit qu’il nous aimait, bah moi aussi ! Nos péchés viennent comme une parole d’amour. » La confession apparaît alors comme une confiance réciproque. Comme dans n’importe quelle relation, tant qu’il y a de l’amour, il y a de la confiance.

Mais peut-on être prêt à demander pardon ? Le cardinal Barbarin estime qu’il faut à la fois se préparer et être prêt à n’importe quel moment. « Si Jésus frappe à ma porte, c’est évident que la porte s’ouvre et il est chez lui. Je ne suis pas très fier… mais en même temps je suis tellement content. » C’est ça, la beauté et la difficulté de la confession.

L’évêque n’est pas moins confronté à cette culpabilité, ni donc à la difficulté de se confesser. « Le plus dur, c’est la trahison de Jésus. » Quand Pierre pleure amèrement, c’est parce qu’il a trahi Jésus, « eh bien il n’y a pas que Pierre qui l’a trahi… » 

« Êtes-vous heureux ? » interroge Marie-Ange de Montesquieu. « Ah oui ! », répond-il sans hésitation. Aujourd’hui, dit-il, les évêques sont perdus dans leurs tâches, leurs obligations, l’innovation, etc… mais ils sont aussi émerveillés. 

Des doutes, Mgr Barbarin en a, comme tout le monde. Mais en s’appuyant sur le témoignage de Mère Térésa, elle-même confrontée à de nombreux doutes tout au long de sa vie, le doute devient une grâce. « Ce qui est majeur, ce qui est premier, ce qui est essentiel, ce qui est ultime dans le christianisme, c’est la charité. »