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L’adoration en Carême : une oasis dans le désert

Le Carême, temps de désert, de préparation des cœurs à la joie de Pâques. Ce décentrement de nous-mêmes nous invite à davantage d’ouverture et d’attention aux autres. L’adoration est en elle-même un moment de décentrement, un moment de dépouillement de soi pour être disponible et réceptif à la présence de Dieu.

Converser avec un Ami

Jean-Paul II adoration - photoGrand mystère et pourtant grande simplicité, l’apparence n’est pas très sophistiquée. La présence eucharistique ou présence réelle réside dans un morceau de pain. L’hostie consacrée est donc un signe de la présence de Dieu parmi nous.

L’adoration requiert une disposition du cœur. Se mettre à l’écoute de la volonté divine demande de lâcher prise et de faire silence dans un monde de bruit. La chapelle accueillant le Saint-Sacrement est un lieu de cœur à cœur entre la créature et son Créateur.

En parlant de l’adoration, saint Jean-Paul II disait « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penché sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (Jn 13,25), d’être touché par l’amour infini de son cœur. Bien des fois, […] j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! ».

Prendre du temps avec Lui

Si certains y voient une perte de temps, car on peut y voir un temps d’oisiveté, l’adoration est en réalité un temps donné, un temps offert, pour remercier, intercéder, faire un bilan dans le silence de son cœur. Pour cela, il faut garder en mémoire que la « prière du cœur » prime sur la « prière des lèvres ». Peu importe si l’on n’est pas le champion de la prière, il n’y a pas de premier de classe dans ce domaine.

Etre humble, vrai, sans artifice, demander l’aide de l’Esprit-Saint pour se mettre en présence. Etre sans crainte, car Il est Celui qui apaise. Contempler ouvre à la joie intérieure, celle qui ne passe pas, et comme le rappelle le Psaume 34 : « Qui regarde vers Lui resplendira sans ombre ni trouble au visage ».