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La Communion : bouche ou main ?

Dans Ecclesia Magazine, le père Jean-Marie Crespin et l’abbé Marc Guelfucci échangent sur la manière de recevoir l’Eucharistie : simple geste ou disposition du cœur ?

La question a été plus d’une fois l’objet de clivages. Faut-il recevoir les Saintes Espèces sur la langue ou au creux de la main ?

Pour certains, « on reçoit la Communion, on ne la prend pas ». Pour d’autres, « élever les mains » et les présenter « comme un trône » est plus approprié. Mais selon les deux prêtres que nous avons invités, la question n’est pas là. « Ce n’est pas une question de règle ou de discipline » prévient l’abbé Marc Guelfucci, curé de Saint Eugène-Sainte Cécile, il s’agit de « notre relation au Christ ».

Chaque été, les jeunes de la communauté de l'Emmanuel se retrouve 5 jours à Paray-le-Monial pour le Forum International des jeunes.Ce forum est à la fois une véritable retraite, un lieu de rencontres et un point de départ pour l'engagement dans l'Église et dans le monde.Chaque jour a lieu la messe et des temps de prières.
Chaque été, les jeunes de la communauté de l’Emmanuel se retrouve 5 jours à Paray-le-Monial pour le Forum International des jeunes.

Une « culture commune »

Chacun a ses « gestes de référence » explique le père Jean-Marie Crespin qui parle de « mouvements d’imitation liturgique ». La famille et la communauté des fidèles font beaucoup dans l’établissement des codes vis-à-vis du sacré. Pour l’abbé Marc Guelfucci, il n’est pas nécessaire de connaître la forme extraordinaire pour adopter un geste de révérence, car « le corps accompagne les élans de l’âme ».

La liturgie pour unifier le corps de l’Eglise

« L’achèvement de la Communion, c’est ce qui se vit dans le cœur des gens » confirme le père Jean-Marie Crespin, coach et chroniqueur chez Radio Notre Dame. En tant que prêtre ce qui importe, c’est « la croissance du peuple qui lui est confié ». Le rôle d’un prêtre est de permettre le développement de l’intériorité de ses paroissiens par une liturgie qui manifeste la présence divine, conclut l’abbé Marc Guelfucci.

Ainsi, la Communion ne doit pas être érigée en « question identitaire », mais il s’agit de « se laisser habiter » par Celui qui vient nous visiter !