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Pier Giorgio Frassati : un modèle de sainteté pour les jeunes

Il y 166 ans, Pier Giorgio Frassati naissait. Mort à 24 ans, ce laïc italien, engagé dans le monde, a donné sa vie pour les plus pauvres. Il est donné comme modèle à tous les jeunes aux journées mondiales de la jeunesse à Cracovie.

C’est à Turin que Pier Giorgio Frassati voit le jour le 6 avril 1901. Son père, Alberto Frassati, n’est autre que le fondateur du journal italien La Stampa. Ce dernier avait l’espoir de voir un jour son fils lui succéder à la tête du quotidien. Mais le jeune Pier Giorgio éprouve de réelles difficultés dans les études, si bien qu’en 1913 il est envoyé dans une école privée tenue par des jésuites après avoir raté ses examens. Très jeune déjà,  il se montre bienveillant envers les pauvres et éprouve très tôt un attrait pour la foi. Au collège, il obtient des ses parents l’autorisation de communier tous les jours, l’Eucharistie devenant ainsi un des piliers de sa vie. L’autre pilier, c’est l’aide envers les nécessiteux, le nord de l’Italie comportant à cette époque une classe ouvrière très pauvre. Pier Giorgio décide alors de devenir ingénieur aux mines pour être au plus proche des mineurs. Cet objectif en tête, il se mit à travailler et à étudier péniblement, sous l’œil autoritaire de son père.

Engagé politiquement

Engagé dès 1918 dans les Conférences Saint-Vincent-de-Paul (fondées par le bienheureux Frédéric Ozanam), il parcourt les quartiers de Turin afin de venir en aide aux personnes en difficulté. Il rejoint également la Fuci (Fédération universitaire des catholiques italiens) puis adhère au parti de la Démocratie chrétienne.

Amoureux de la montagne, Pier Giorgio est un alpiniste aguerri. Mais, ce qu’il aime par dessus tout, c’est Jésus qu’il reçoit quotidiennement dans l’Eucharistie. Parfois, il passe des nuits entières à adorer le Saint-Sacrement et est capable de faire des kilomètres pour trouver une messe si besoin.

« Jésus me rend visite chaque jour pour la communion, et moi, je la lui rends bien modestement en visitant les pauvres »

En 1922, il fait sa profession perpétuelle comme laïc dominicain sous le nom de Girolamo (Jérôme) en l’honneur de Savonarole, qu’il admire pour sa volonté de réforme démocratique et de lutte pour la chasteté.

En 1924, il fonde avec ses amis la Compagnie des types louches, un groupe « remuant et chahuteur » qui part souvent en excursion en montagne.

« Avec nous , il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! »

C’est en visitant les pauvres que Pier Giorgio contacte la poliomyélite. Les derniers actes qu’il pose sont emprunts d’une grande ferveur envers ses amis. Lorsqu’il entra dans la Vie, le 4 juillet 1925, sa famille fut sous le choc. Lui avait tout fait pendant ses cinq derniers jours pour épargner les siens. L’émoi traversa alors rapidement la ville de Turin. Ce fut une foule de personnes et de pauvres qu’il avait aidé qui se présenta lors de ses obsèques. Ces gens découvrirent alors qu’il était le fils du sénateur Frassati. Quant à ses parents, ils s’aperçurent qu’ils avaient côtoyé un saint qu’ils méconnaissaient.

En 1981, son corps fut exhumé et retrouvé intact. Sa dépouille fut alors transférée à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin où elle est toujours vénérée aujourd’hui.

Pier Giorgio Frassati fut béatifié et déclaré patron des montagnards, des sportifs et des confréries par Jean-Paul II enhomme des huit béatitudes ».

Quelques citations :

« Tu me demandes si je suis heureux. Comment pourrais-je ne pas l’être ? Aussi longtemps que la foi m’en accordera la force, je resterai toujours joyeux »

« La tristesse devrait être bannie des coeurs catholiques. La douleur n’est pas la tristesse qui est une maladie »

« Je lutte pour supprimer tout mon passé et tout ce qu’il enferme de répréhensible, afin de m’élever vers une vie meilleure »