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29 juin : Pierre et Paul, deux piliers de l’Eglise catholique

Indissociables, saint Pierre et saint Paul ont des vies très différentes lorsqu’ils rencontrent le Christ. Pour autant, cela ne les empêche pas de tout laisser, de Le suivre et d’annoncer la Bonne Nouvelle.

Pierre et Paul, la réponse à un appel

Les deux hommes sont très différents. Pierre est Simon, un galiléen, parmi tant d’autres, un homme à la vie simple. Au chapitre 5 de l’évangile de saint Luc, Jésus l’interpelle : « Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche ». Cette demande surprend Simon qui répond : « Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets ». Simon est un homme de métier, il connaît parfaitement le terrain ; et pourtant il croit et fait confiance. En obéissant, il constate que Jésus avait raison et la frayeur le prend : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». Simon prend conscience de sa condition pécheresse, mais Jésus le rassure. Il fera de ce pêcheur du Lac de Tibériade, un « pêcheur d’hommes ». « Laissant tout, ils le suivirent », telle est la traduction en acte de ce « oui » des premiers Apôtres.

L’homme est pris dans la lumière, tombe de cheval et entend « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Les Actes des Apôtres renferment le récit de la conversion de Paul et du commencement de sa vie chrétienne. Jusqu’alors, ce juif, habitant de Tarse en Asie Mineure et citoyen romain, employait toute son énergie à persécuter les chrétiens. Or, ce jour-là, tout change pour lui sur la route de Damas. Sa demande « Qui es-tu, Seigneur ? » montre son désir de connaissance. Ananie lui impose les mains, pour qu’il « recouvre la vue et soit rempli de l’Esprit Saint ». De tempérament fougueux, Paul persécutait les chrétiens avec acharnement. Après sa conversation radicale, il prêche auprès des païens avec un véritable élan missionnaire. La conversion est telle, que « l’Apôtre des nations » ira jusqu’à affirmer dans l’Epître aux Galates, « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ».

L’Eglise et les serviteurs du Christ jusqu’à aujourd’hui

Un « disciple » écoute et suit les enseignements de son maître ; tandis qu’un « apôtre », selon l’étymologie grecque « após-tolos », signifie « envoyé ». Pierre a connu Jésus et a été un disciple de la première heure. Jésus l’a choisi pour être l’un des Douze. Il l’a choisi pleinement homme, et donc avec tout ce qu’il a de forces et de faiblesses. Oui, Pierre a eu peur et a nié son amitié avec le Fils de Dieu, mais il est aussi la figure du repentir. « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime », c’est ce que Pierre répond à Jésus ressuscité, lors de la troisième apparition près du lac de Tibériade. Le Christ lui confie de nouveau son peuple, faisant ainsi écho au célèbre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ».

L’ambivalence de la nature humaine n’est pas un obstacle au service de l’Eglise et des hommes. Au contraire, Dieu ne demande pas des âmes d’élite, mais des âmes qui ont soif. A ceux qui répondent à cet appel, Jésus promet une récompense : « En vérité, je vous le dis : nul n’aura laissé maison, femme, frères, parents ou enfants, à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et dans le monde à venir, la vie éternelle » (Luc 18, 29-30).

Aujourd’hui, les évêques sont les successeurs des Apôtres, car ils sont responsables d’une Eglise locale, leur diocèse. Le pape est, quant à lui, le successeur de Pierre. Cette « succession apostolique » donne vie à l’Eglise qui est « une » comme le dit le Credo et garantit que les croyants d’aujourd’hui appartiennent tous à la même famille.

>> A réécouter pour approfondir, Ecclesia Magazine sur  l’infaillibilité de l’Eglise, la succession apostolique