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Michel Sauquet : « Le bien commun est un gros mot »

La Nuit du Bien Commun a lieu ce 27 novembre au théâtre Mogador. Mille grands donateurs pourront ainsi financer des projets associatifs. Un événement soutenu par Charles Beigbeder qui était ce matin l’invité du Grand Témoin aux côtés de Michel Sauquet, écrivain et conférencier.

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Le bien commun, ce « mot valise ». Michel Sauquet est l’auteur du Passe-Muraille, un roman dédié aux relations entre Saint François d’Assise et son père, paru aux éditions Salvator. Un livre réalisé collectivement qui fait écho aux 14 signatures d’inspiration chrétienne qui feront l’objet de cette soirée. 14 projets pour « bâtir des ponts et non creuser des tranchées ».

Le père Joseph Wresinski disait : « La culture, au fond, c’est la négation même de la fatalité ». En ce sens, Michel Sauquet estime par exemple que la culture est un bien commun. Tout le monde peut la recevoir et la créer. « La culture est un bien commun qui résulte de la grande construction collective de notre identité commune », précise-t-il.

Saint François d’Assise avait une certaine idée du bien-commun : « Si j’avais des biens, il me faudrait des armes pour les défendre. Donc je ne veux rien avoir ». Pour lui, le bien suprême, c’est le bien de Dieu qui se multiplie en se partageant. Le bien qui, finalement, ne se possède pas.

La Nuit du Bien Commun

Ouverte à tous, y compris à ceux qui veulent donner (même un peu), la Nuit du Bien Commun regroupe ce soir un ensemble d’œuvres sociales portées par une quinzaine d’associations. Une première en France.

« Nous visons 1 million d’euros et nous pensons que nous les aurons », déclare Charles Beigbeder. Pendant 4 min, chaque association devra présenter son projet. Des stands seront ensuite mis à disposition. Chacune des associations pourrait donc recevoir près de 70 000 euros.