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Le bio est-il vraiment meilleur ?

Le bio, une vraie garantie ? Dans En Quête de Sens, les invités décryptent la tendance croissante de la consommation de produits bios.

La montée en puissance du « bio »

La demande de produits biologiques ne cesse d’augmenter. En 2016, le « bio » représentait  20% de la consommation alimentaire. Le cas des cantines scolaires est significatif. Dans les années 1990, la restauration collective est dominée par la question sanitaire. Aujourd’hui, de plus en plus de parents d’élèves, préfectures et chefs eux-mêmes militent pour une restauration du gustatif.

La crise de l’agriculture

Les invités pointent du doigt un problème de fond : la tyrannie de l’économie. Produire plus pour gagner plus, tel est le leitmotiv qui ruine l’agriculture de qualité. Si celle-ci est comparativement plus coûteuse, c’est parce qu’elle est le fruit d’un travail de longue haleine, dépendant des aléas climatiques. Etienne Gangneron, Président chambre d’Agriculture du Cher, invite alors à « remettre de la valeur dans les produits » : redonner l’envie de la qualité. Et ne pas niveler par le bas.

Une double garantie

Selon la bio-nutritionniste, Valérie Jacquier, on peut consommer des produits estampillés « bio » les yeux fermés. En effet, leur production obéit à un cahier des charges strict à l’échelle européenne. Cela garantit l’absence de contaminants, des contrôles réguliers, des produits de meilleure qualité. Un bon rapport qualité-prix, qui colle au terrain. « Respecter le produit, c’est respecter l’humain qu’il y a derrière », selon François Pasteau, président de l’association Bon pour le climat.