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Était-ce vraiment mieux avant ?

Avec le Grand Témoin de ce 30 novembre, on jette un coup d’œil dans le rétroviseur. Jean-Louis Beaucarnot, généalogiste, nous présente son dernier ouvrage : Nos ancêtres étaient-ils plus heureux ? (JC Lattès).

9782709660730-001-TEn weekend chez des amis, alors que la bouilloire est en panne et les téléphones portables égarés, Jean-Louis Beaucarnot est interpellé par un de ses hôtes : « C’était beaucoup mieux avant ! ». « Pas sûr », répond le spécialiste de généalogie. Une matinée de réflexion commence… Jean-Louis Beaucarnot y trouve de quoi écrire un nouveau livre : Nos ancêtres étaient-ils plus heureux ? 

Mais n’est-ce pas un peu décalé par rapport à la généalogie elle-même, qui ne prononce pas de jugement de valeur ?

« Je ne prononce pas de jugement de valeur. J’essaie de donner des éléments de réflexion », assure l’invité de Louis Daufresne. « Je me suis beaucoup amusé et passionné en écrivant ce livre », explique-t-il.

« On ne peut pas comparer ces mondes, on ne vit pas sur les mêmes planètes », tel est le grand enseignement de l’ouvrage selon son auteur. « Mais ce qui est intéressant, c’est de mesurer ces fossés ».

Jean-Louis Beaucarnot prend l’exemple des voyageurs et des migrants souhaitant rassurer leur proches par un message : quelques mots et autant de smileys suffisent aujourd’hui, quand les services d’un écrivain public et plusieurs semaines  (ou mois) de trajet pouvaient être nécessaires  autrefois.

« Le temps n’a pas la même valeur, et les mentalités sont tellement différentes ! », fait remarquer l’auteur.

Plus qu’une question de bonheur perdu, la véritable interrogation serait alors : « Pourrions-nous vraiment vivre dans le monde d’autrefois ? ».  Tablettes, téléphones portables, Internet… : « Est-ce qu’on arriverait à se priver de ces outils-là, et pourquoi ? », demande Jean-Louis Beaucarnot.

Le lecteur pourra trouver lui-même une réponse, car le livre se veut « ludique », en proposant par exemple des documents authentiques à comparer.

Pour en savoir plus, écoutez l’émission dans son intégralité :