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La Lombardie, la Vénétie, veulent-elles imiter la Catalogne ?

 Ces deux régions sont les plus prospères de l’Italie, pays où l’on oublie souvent que l’unité du pays n’a été acquise qu’il y a un siècle et demi. Aujourd’hui elle est divisée en vingt régions.

            La Lombardie est située au sud de la Suisse, à l’est du Piémont, à l’ouest de la Vénétie et au nord de l’Émilie-Romagne. La ville de Milan en est le chef-lieu.

La superficie est de 24 000 km2 et sa population est estimée à 10  millions d’habitants, ce qui en fait la région italienne la plus peuplée.                                                    

Première puissance économique régionale du pays, la Lombardie produit plus de 21 % du PIB italien accueillant de nombreux centres industriels, financiers, et commerciaux. Supérieur de 35 % à la moyenne européenne, son PIB par habitant s’élevait à 34 000 euros, contre 26 000 euros pour l’Italie.                                                      

  La Vénétie compte environ 5 millions d’habitants, sur un territoire de 18 000 km2. Sa capitale est Venise, mondialement connue. Elle est limitrophe de l’Autriche. Elle connut mille ans d’indépendance, et après de nombreux aléas Napoléon III la céda à l’Italie en 1866. Le tourisme en fait la première région touristique italienne, avec 60 millions d’arrivées en moyenne. Peschiera et Malcesine au bord du lac de Garde, les plages adriatiques et les villas de Palladio attirent des millions de visiteurs.

Concernant le produit intérieur brut par habitant, la Vénétie dépasse la moyenne italienne de plus de  20 % avec 30 000 Euro. Le taux de chômage, 4%, en fait un modèle social.                                                                                                                                          

       Venons-en aux velléités d’indépendance : elles touchent à l’heure actuelle les régions prospères qui ont un passé d’indépendance : c’est le cas de l’Ecosse avec ses richesses pétrolières vivant dans le souvenir de Marie Stuart, c’est le cas de la Flandre toujours attirée par ses racines hollandaises, c’est le cas de Venise nostalgique de son millénaire d’indépendance, etc…A leur Histoire s’ajoutent des prospérités économiques supérieures à la moyenne nationale : c’est le cas de la Catalogne ne voulant plus verser quelques 10 milliards d’Euros, chaque année à Madrid.                                     

La Lombardie, limitrophe de la Suisse, s’estime plus proche de Genève et de Berne que de Rome.                                                                                                                                

  Ces nouvelles velléités d’indépendance mettent à mal une Europe chaque jour plus divisée. Le Brexit est à l’ordre du jour, mais Pologne et Hongrie  récusent les politiques d’immigration allemande et française.                                                         

       Au niveau économique et financier, l’Allemagne domine l’Europe sur tous les plans : budget en équilibre, importants surplus commerciaux, dette en régression.                     

Les composantes de notre Continent semblent préférer les données du court terme à une vision privilégiant une géopolitique d’Europe fédérale unie dans une recherche d’union et d’entraide.                                                                                                          

C’est une erreur source d’anarchie et de crises à venir.