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Les vérités 2017 : En France les emblèmes du Christianisme sont interdits ou profanés, alors que la Russie soutient officiellement le culte orthodoxe

En France les emblèmes du Christianisme sont interdits ou profanés, alors que la Russie soutient officiellement le culte orthodoxe. Une exception, une espérance en France : les obsèques de Johnny Halliday suivis par un million de personnes.

Non seulement la France officielle multiplie les interdictions des emblèmes chrétiens comme les crèches et les croix, mais nous assistons à l’accroissement des profanations d’églises et même au meurtre : celui de Jacques Hamel, le prêtre égorgé en pleine messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray en 2016.

Parallèlement le nombre de mosquées s’accroit rapidement et dépasse aujourd’hui les deux mille. Quant aux prières dans les rues elles se perpétuent malgré les interdictions officielles.

    Il est bien loin le temps où l’église de France était considérée comme la fille ainée de l’église. Mais rien n’est peut-être perdu puisque Johnny, idole de la jeunesse, portait ostensiblement une croix et que ce port était reconnu et accepté.

    La politique officielle française en sera-t-elle modifiée, alors qu’au niveau géopolitique la Russie de Wladimir Poutine pratique officiellement son soutien à l’église orthodoxe et s’est rendu deux fois au Vatican pour rencontrer le pape ?

Vladimir Poutine a souligné l’importance qu’il accorde à ses relations avec l’Eglise orthodoxe en participant à une assemblée des évêques du Patriarcat de Moscou dans la capitale. Ce geste symbolique témoigne de sa volonté d’afficher et de renforcer ses liens avec l’Eglise orthodoxe. Vladimir Poutine s’est rendu à la cathédrale du Christ-Sauveur, près du Kremlin, où se tient un synode qui réunit quelque 350 hiérarques, les évêques de Russie et ceux des églises affiliées au Patriarcat de Moscou à l’étranger.

C’est la première fois qu’un président de la Fédération de Russie participe à cette assemblée, organisée tous les quatre ans. Le patriarche Kirill s’est félicité d’un « événement historique ».

« Les autorités religieuses ont de quoi se réjouir. Poutine vient à eux, comme les empereurs byzantins se rendaient aux Conciles dans un passé lointain », a commenté pour l’AFP Boris Falikov, du centre d’Etudes sur les religions de Moscou.

« Nous observons dans de nombreux pays l’érosion des valeurs traditionnelles, ce qui mène à la dégradation de la société (…) L’indifférence et la perte des valeurs repères aboutit au radicalisme, à la xénophobie et aux conflits religieux », a déclaré le président russe devant le synode. Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Poutine en 2000, l’Eglise a vu son influence croître en Russie, où la majorité de la population est orthodoxe, et elle est devenue un interlocuteur privilégié du Kremlin.

La leçon du Kremlin est double :

1- Un Président français serait-il prêt à défendre officiellement nos racines chrétiennes ?

2- Un rapprochement avec Moscou renouerait les relations historiques avec le Kremlin.

 Soyons fiers de notre histoire. Défendons notre passé, nos églises et l’avenir des catholiques.